L’alouette calandre, espèce disparue du département du Gard depuis près de 30 ans, a été observée à l’est de Nîmes. Selon le centre Ornithologique du Gard (COGard), deux mâles chanteurs et deux jeunes oiseaux ont été repérés, confirmant que l’espèce se reproduit à nouveau localement. Cette découverte, annoncée vendredi 14 août, est qualifiée d’« excellente nouvelle » par le COGard.
Des observations dans le cadre d’un plan national
Ces observations ont été réalisées dans le cadre du Plan national d’actions consacré à l’espèce, organisé par le CEN PACA et le COGard. Les recherches ont permis de confirmer la présence de ces oiseaux, l’une des plus grandes espèces d’alouettes. Deux mâles chanteurs ont été observés à l’est de Nîmes, et deux jeunes oiseaux semblent être nés sur la même parcelle, dans le territoire gardois. « Ce qui confirme que l’espèce se reproduit à nouveau localement », précise le COGard.
Un retour après une disparition liée à l’agriculture
Les dernières preuves de reproduction de l’alouette calandre dans le Gard remontaient à 1993. Suite à l’intensification de l’agriculture et à la disparition du pastoralisme (mode d’élevage extensif basé sur la mobilité des troupeaux), l’espèce avait disparu du département. Elle avait migré vers la plaine de Crau, où elle possède aujourd’hui une population stable. Ces observations récentes sont donc une nouvelle prometteuse pour le département.
Une avancée pour la conservation de l’espèce
« C’est un événement particulièrement intéressant pour la conservation de l’espèce. 2026 pourrait donc marquer le retour de l’espèce comme reproductrice dans le Gard », conclut le COGard. Cette découverte constitue une avancée significative pour la conservation de cet oiseau dans la région.



