Un nouveau foyer de nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus), un ver microscopique responsable de la maladie du flétrissement du pin, a été détecté à Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette découverte, annoncée par la préfecture le 18 juillet 2026, constitue une menace sanitaire majeure pour les forêts de la région, selon les autorités compétentes.
Une détection précoce grâce à la surveillance
Le foyer a été identifié lors d'une inspection de routine effectuée par l'Office national des forêts (ONF) et la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF). Un arbre présentant des symptômes de dépérissement a été prélevé et analysé, confirmant la présence du nématode. « Nous avons immédiatement mis en place un périmètre de sécurité de 100 mètres autour du site infecté », a déclaré le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Michel Delvert.
Des mesures de confinement strictes
Les autorités ont ordonné l'abattage et le broyage de tous les arbres résineux situés dans la zone contaminée, soit environ 0,5 hectare. Une zone tampon de 20 km autour du foyer est également placée sous surveillance renforcée. « Il est crucial d'éviter toute propagation de ce parasite, qui peut entraîner la mort des pins en quelques semaines », a expliqué le directeur régional de l'ONF, Pierre Lafforgue.
Un parasite aux conséquences économiques et écologiques
Le nématode du pin est originaire d'Amérique du Nord et a été introduit en Europe via le commerce du bois. Il est classé comme organisme de quarantaine par l'Union européenne. En France, un premier foyer avait été détecté en 2023 en Corse, entraînant l'abattage de plus de 10 000 arbres. « Si le parasite se propageait dans les forêts du Sud-Ouest, les dégâts économiques pourraient se chiffrer en millions d'euros, sans compter l'impact sur la biodiversité », a alerté le professeur d'entomologie forestière à l'INRAE, Marc Gibernau.
Un plan de lutte national renforcé
Face à cette nouvelle menace, le ministère de l'Agriculture a annoncé le renforcement du plan national de lutte contre le nématode du pin. Des mesures supplémentaires incluent l'interdiction de mouvement de bois résineux hors de la zone contaminée sans traitement préalable. Les propriétaires forestiers sont invités à signaler tout arbre suspect. « La vigilance de tous est essentielle pour protéger nos forêts », a souligné la ministre de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher.



