À Fontainebleau, la lutte contre les incendies de forêt s'appuie désormais sur l'intelligence artificielle. L'été dernier, le système a détecté 100% des feux, avec une avance allant de 2 minutes dans les zones accessibles à 30-45 minutes dans les secteurs les plus reculés, selon Julien Simon, chef de service forêt à l'ONF Ile-de-France-Est.
Une surveillance quotidienne renforcée
Julien Simon veille chaque jour sur la forêt de Fontainebleau. Derrière les paysages paisibles se cache une menace réelle : les feux de forêt. Une surveillance constante s'impose pour protéger ce massif emblématique. Des équipements spécifiques ont été installés : panneaux de signalisation pour prévenir les incendies et interdire les bivouacs, ainsi que des citernes d'eau enterrées. « Ces aménagements ont vocation en premier lieu à limiter l'éclosion de feu, mais en cas d'éclosion de feu... à pouvoir intervenir le plus rapidement possible sur les sites de façon à ce que l'incendie ne puisse pas prendre une grande ampleur », explique Julien Simon.
Le scénario redouté : une propagation rapide
Le cauchemar des gestionnaires forestiers est qu'un incendie prenne de l'ampleur et atteigne « des personnes, des biens, ça peut être des maisons ou des structures particulières, mais aussi le milieu naturel ». Sur les platières, paysages typiques de Fontainebleau, la végétation favorise une propagation particulièrement rapide des flammes.
L'intelligence artificielle en première ligne
Pour devancer le feu, Julien Simon mise sur la technologie de pointe. Une ancienne tour de guet abrite désormais des caméras équipées d'intelligence artificielle, capables de repérer un début d'incendie. Dès qu'une alerte se déclenche, l'information file directement vers la caserne de Fontainebleau. Les pompiers peuvent suivre l'évolution en temps réel sur leurs téléphones, avec un accès direct aux images et un zoom sur la zone détectée.
Des résultats probants
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'été dernier, l'IA a détecté 100% des feux, et s'est montrée plus rapide que les témoins humains à chaque fois. L'avance varie de 2 minutes dans les zones accessibles à 30-45 minutes pour les secteurs les plus reculés. Malgré ces avancées technologiques, le réflexe reste le même : en cas de doute, composer le 18 ou le 112.



