Les entreprises souhaitant s'installer dans le Calvados se heurtent à une raréfaction des terrains disponibles, selon Sweet FM. Dans le secteur de Caen, cette situation devient particulièrement préoccupante. Pour éviter une pénurie et continuer à répondre aux demandes, Caen la Mer a décidé d'agrandir plusieurs de ses zones d'activités. Plusieurs extensions sont ainsi prévues ou déjà engagées sur le territoire.
Une consommation rapide des terrains
La communauté urbaine dispose actuellement d'environ 40 hectares de terrains encore disponibles dans ses différentes zones d'activités. Un stock qui diminue rapidement puisque près de 20 hectares sont consommés chaque année depuis une quinzaine d'années, explique Nicolas Joyau, président de l'intercommunalité. La collectivité souhaite donc anticiper les besoins des entreprises et proposer de nouveaux espaces pour leurs installations.
Cette dynamique témoigne de la bonne santé de l'économie locale. Les demandes d'implantation restent soutenues, ce qui pousse Caen la Mer à accélérer la mise à disposition de nouvelles parcelles. L'objectif est de maintenir l'attractivité du territoire tout en évitant une pénurie qui pourrait freiner les projets.
Des extensions programmées dès 2027
À Giberville, l'extension de la zone du Martray est notamment en cours. Les terrains devraient être proposés aux entreprises à partir du début de l'année 2027. D'autres agrandissements sont prévus à Bretteville-sur-Odon, Carpiquet et sur le secteur de Thue-et-Mue.
Ces projets visent à offrir une offre foncière adaptée aux besoins variés des entreprises, qu'il s'agisse de PME locales ou de groupes cherchant à s'implanter dans la région. Les travaux d'aménagement sont menés en parallèle pour livrer des terrains prêts à l'emploi.
L'extension de ces zones d'activités constitue une réponse concrète à la pression foncière. En anticipant les besoins, Caen la Mer espère sécuriser l'accueil de nouvelles activités et soutenir l'emploi local. Les premières commercialisations sont attendues dans moins de deux ans, avec un impact direct sur la capacité d'accueil du territoire.