Depuis 2008, Patrick Lecuyer, un retraité de 73 ans, vit sans voiture et se déplace exclusivement à vélo. Installé à Nice depuis 2018, il parcourt près de 10.000 kilomètres par an sur sa petite reine, un mode de vie qu'il a choisi bien avant que la mobilité douce ne devienne une tendance.
Un quotidien organisé autour du vélo
Patrick Lecuyer, ancien du secteur de la défense, a vécu à La Rochelle et à Metz avant de s'installer sur la Côte d'Azur. Ce déménagement à Nice a été principalement motivé par la pratique du vélo, lui qui est amoureux de l'arrière-pays. On peut d'ailleurs souvent le croiser au Café du cycliste, sur le port de Nice, chaussures de vélo aux pieds.
Au quotidien, cet habitant de Nice Nord ne se déplace qu'à vélo. « Je dois être pas loin de 10.000 km à l'année », confie-t-il. Pour les courses, il ne fait pas de grands pleins : « À chaque fois que je sors, je prends des petites choses », explique-t-il en montrant la sacoche accrochée à son cycle. Il l'ouvre avec précaution : « À l'intérieur j'ai mon sac à dos que je peux aussi charger. » Le mot d'ordre est clair : l'optimisation.
Des locations de voiture pour les visites
Patrick Lecuyer ne possède pas de voiture, mais il lui arrive d'en louer une dans certaines circonstances. « Les seules fois où je dois louer une voiture c'est quand j'ai de la visite, mes enfants qui viennent en train », précise-t-il. Il choisit alors les Renault Zoé mises à disposition par la Métropole Nice Côte d'Azur pour faire découvrir les Alpes-Maritimes à ses proches.
Malgré la richesse du territoire pour les cyclistes, il déplore un manque d'apaisement dans le partage des espaces routiers. « Quand vous sortez en ville à vélo, vous n'êtes pas à l'abri des conflits », témoigne-t-il. Incivilités, comportements dangereux, voire hostilité rythment parfois ses trajets. « On a l'impression de déranger. Je circule toujours sur la piste cyclable. Le problème c'est qu'il n'y en a pas partout ! »
Des propositions pour mieux cohabiter sur la route
Au-delà de l'aménagement de voies dédiées aux vélos, Patrick Lecuyer avance des propositions pour une meilleure cohabitation entre tous les usagers de la route. Il suggère notamment la mise en place de zones 30, une signalétique pour signaler la présence de vélos, ainsi que des campagnes de sensibilisation. Autant d'arguments qui pourraient aussi permettre à davantage d'Azuréens de laisser leur voiture au garage.



