L'or et le sommeil des enfants : deux sujets qui fascinent
L'or et le sommeil des enfants : deux sujets qui fascinent

Face à des montres partagées entre acier inoxydable, titane et matériaux plus rares ou plus techniques, le métal jaune reprend une place de premier plan. Comme s’il ne l’avait jamais vraiment quittée. Depuis toujours, il exerce une fascination et sa couleur, dans la diversité de ses alliages, continue de séduire. En avril, au salon Watches & Wonders à Genève, de nombreuses marques ont misé sur l’or, voire sur le doré. La hausse historique de son cours renforce son statut de valeur refuge, au-delà de son prix intrinsèque. Qu’il s’agisse d’investissement ou d’image, ce symbole du luxe rassure, dans un contexte d’instabilité géopolitique. Enfin, il porte un message qui dépasse la simple matière, aussi noble soit-elle : comme une promesse de temps long.

Quel rapport entretiennent les jeunes enfants avec le temps ?

Caroline Ferriol explique que, contrairement à l’adulte, le bébé ne vit pas une seule journée mais plusieurs petites à l’intérieur de la nôtre. Chaque temps d’éveil correspond à une séquence complète d’exploration, d’apprentissage et d’interaction, qui doit être suivie d’un instant de récupération profonde pour que son système nerveux se régule, d’où l’importance de la sieste. Le rapport au temps du jeune enfant se veut donc corporel avant d’être mental et rythmique avant d’être horaire. Il ne s’agit pas de l’heure inscrite sur l’horloge qui structure son sentiment de sécurité, mais de la prévisibilité des enchaînements, de la stabilité des routines et de la cohérence du cadre.

Comment résumeriez-vous les "cinq piliers d’un bon sommeil" chez les 0-5 ans que vous développez dans votre guide ?

Ce sont cinq piliers interdépendants : le respect des besoins physiologiques comme la quantité de sommeil adaptée à l’âge et l’anticipation d’un coucher précoce pour éviter la surproduction de cortisol ; la régularité des rythmes, évoquée plus haut ; la température, les bruits, l’espace : un environnement trop stimulant ou, au contraire, insécurisant peut fragmenter les cycles nocturnes ; l’équilibre nutritionnel et corporel, souvent sous-estimé ; et enfin, la sécurité affective associée à un cadre éducatif clair.

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En quoi le rituel de l’histoire racontée le soir est-il un facteur clé ?

Il faut le voir comme un sas de transition entre l’agitation du jour et l’abandon nécessaire au sommeil. Sur le plan neurologique, il favorise la bascule vers ce qu’on appelle un "état parasympathique". Il agit également sur le plan émotionnel en tant que moment de connexion exclusive, mais aussi sur le plan symbolique : l’enfant élabore ses propres émotions à travers les personnages. Tout cela facilite son lâcher-prise. D’ailleurs, c’est un rituel qu’on peut mettre en place très tôt : même si le bébé ne comprend pas le récit, il reste sensible à la répétition, la voix, la régularité du cadre. De 18 à 24 mois, il commence à intégrer la trame narrative et notre histoire du soir devient alors un outil encore plus puissant d’accompagnement vers l’endormissement.

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