Porté par le désir de se reconnecter à la nature, le bivouac compte de plus en plus de pratiquants. Dormir dehors devient un moyen de se détacher de notre besoin collectif de résultats et d'efficacité permanente. Notre journaliste en témoigne.
Un rituel incompris mais passionné
« À chaque vacances, c’est la même chose. Quand j’annonce partir bivouaquer plusieurs jours dans la montagne, je récolte la même réaction un peu perplexe. « Ah, sympa. Mais… Pourquoi ? » », confie la journaliste Margaux Otter. Elle reconnaît les inconvénients : impossibilité de se doucher, chaleur sous la tente, sommeil médiocre. Pourtant, dès que possible, elle enfile ses chaussures de randonnée, attrape réchaud, sac de couchage et matelas, et repart sur les chemins.
Un phénomène post-Covid
Consciente d’être le public cible typique – Parisienne de bientôt 30 ans – elle observe que depuis la pandémie de Covid-19, la marche s’est « déringardisée ». La clientèle de randonneurs traditionnels, souvent âgés, s’est enrichie de jeunes urbains privilégiés. Cette tendance reflète une quête de sens et de simplicité.
Les motivations profondes
Selon elle, le bivouac permet de se détacher du besoin collectif de résultats et d’efficacité permanente. Il offre une reconnexion essentielle à la nature. « Dès que possible, j’attrape réchaud et sac de couchage et je pars », résume-t-elle, illustrant un engouement croissant pour cette pratique.



