La biscuiterie Le Délice des Anges lance l’Auguste de Nîmes, un biscuit inspiré du patrimoine local, à base d’abricot blanc et de noisette. Des dégustations de ce nouveau produit auront lieu pour séduire touristes et habitants.
Un biscuit ancré dans l’histoire de Nîmes
« C’est un vrai challenge, car il y a une vraie culture à Nîmes. Et les Nîmois sont très fiers d’être Nîmois », sourit Amaury Hennebert, de la biscuiterie Le Délice des Anges, qui vient de présenter aux papilles locales la nouvelle création de la maison. Ses parents, Edouard et Florence, ont créé dans les années 1990 La Cure Gourmande, à Balaruc-les-Bains, près de Sète. La marque s’était développée selon un modèle singulier, valorisant le savoir-faire interne et les fruits de leurs vergers situés à Montbazin. Les biscuits étaient fabriqués dans les ateliers locaux avec leurs propres productions agricoles, mais également les emballages ou les meubles des boutiques, une centaine dans une quinzaine de pays à travers le monde.
Avec la crise sanitaire, une page s’est tournée, mais la famille a rebondi avec Le Délice des Anges. Le concept évolue, mais pas l’attachement à la qualité des produits. Plus question de s’exporter à travers la planète. « Le but est de valoriser les territoires », explique Amaury Hennebert, 22 ans seulement, qui travaille avec ses parents et sa sœur Auriane. « On produit nos amandes bio, nos agrumes, l’eremorange et le yuzu dont nous sommes les plus producteurs en France. Cette partie agricole est très importante pour nous », poursuit-il.
Une distribution locale et des ingrédients du terroir
Pour l’heure, la marque a ouvert neuf points de vente, à Montpellier, sur la Canebière à Marseille, à Uzès, à Aigues-Mortes, au Grau-du-Roi, au Cap-d’Agde, à Pézenas, à Saint-Paul-de-Vence, un pop-up à Monaco et bien sûr une boutique à Nîmes, sur la place du Marché. Pour s’implanter localement, Le Délice des anges a créé des biscuits spéciaux, nourris par l’histoire et les terroirs. Ainsi est né l’Écusson de Montpellier, avec de la farine du moulin de Sauret situé sur les rives du Lez, des amandes et des agrumes du domaine familial, une pointe de sel de Camargue. Puis a été créée la Pipelette de Marseille au miel de Provence. Des projets sont en cours pour continuer à créer d’autres gourmandises, avec toujours la volonté de soigner « la recette et le goût », dans un bel objet grâce aux emballages maison. Chaque fois, aucun colorant ni conservateur. Tout est local sauf le sucre produit dans le Nord de la France !
Et voici maintenant l’Auguste de Nîmes. Sur l’emballage, se retrouvent le crocodile et le palmier dont les gourmands peuvent apercevoir la présence en jetant un œil à l’extérieur de la boutique. Le nom fait bien sûr allusion à l’empereur romain, dont l’empreinte est encore présente dans le patrimoine local. Le biscuit à la forme ronde et généreuse se présente doré, avec une noisette au centre, comme un clin d’œil aux arènes. La première saveur est beurrée, chaleureuse, gourmande, puis arrive le goût plus frais et acide de l’abricot blanc, produit en Occitanie pour le moment, dans le Gard dès la prochaine récolte. La farine est également locale grâce au regroupement de producteurs de La Belle Gardoise. Enfin, le croquant du fruit sec torréfié achève la dégustation.
Des dégustations pour conquérir le public
Dès cette semaine, le biscuit va être distribué dans des bars, des restaurants, des lieux de vie pour faire connaître ce nouveau produit. Durant l’automne, le Délice des anges va continuer à proposer des dégustations, pour séduire à la fois les touristes qui souhaitent un souvenir de la ville que les Nîmois qui pourront y retrouver la saveur de leur territoire.



