Depuis trois ans, la Placette de Nîmes retrouve une ambiance unique lors de la feria. Ce quartier, véritable village dans la ville, voit s'installer un campement gitan reconstitué qui redonne vie à ses traditions ancestrales. Les gitans catalans, installés ici depuis près d'un siècle, perpétuent leur culture au rythme des guitares et des sévillanes.
Une immersion dans la culture gitane
À l'écart du tumulte des arènes, la Placette offre un décor de roulottes et de campements autour du feu de camp. Les danseuses de l'association Tata Fina, de Beaucaire, enchaînent sévillanes et rumba, tandis que les musiciens animent les lieux. Les visiteurs peuvent découvrir les roulottes anciennes de Christian Dubois, accompagnées de ses magnifiques chevaux frisons.
Des traditions préservées
Christian Dubois, installé à Tarascon, partage sa passion pour les chevaux et les roulottes. « Nous, les gitans, on n’a pas besoin de grand-chose pour être heureux », confie-t-il. « Et nous avons la passion des chevaux, ça fait partie de notre tradition. » Il prête ses roulottes et une quinzaine de voitures hippomobiles pour des tournages et des fêtes.
Les badauds curieux posent de nombreuses questions et prennent des photos. « Toute la journée, on nous demande de raconter la vie en roulotte, les gens sont très intéressés », se réjouit Christian Dubois, venu avec ses enfants et petits-enfants. Ces derniers, âgés de 5 ou 6 ans, esquissent leurs premiers pas de danse, perpétuant ainsi la tradition.
Un rendez-vous important
Cette année, les dates de la feria et du pèlerinage gitan des Saintes-Maries-de-la-mer se sont télescopées, ce qui n'a pas empêché les gitans de recréer leur ambiance à la Placette. « C’est important de perpétuer la tradition car elle se perd un peu », explique Christian Dubois. La Placette retrouve ainsi son âme gitane, offrant aux visiteurs un voyage dans le temps et une plongée authentique dans la culture andalouse.



