Le collectif Pas Sans Nous (PSN), en partenariat avec plusieurs organisations paysannes, organise ce week-end à Angers (Maine-et-Loire) une série de rencontres intitulée « Nos quartiers en campagne ». L'objectif : rapprocher les habitants des quartiers populaires et le monde agricole, deux univers souvent présentés comme opposés. L'événement se déroule jusqu'à dimanche.
Un dialogue entre deux mondes souvent opposés
« L’objectif, c’est de montrer que nos deux mondes, les quartiers et la ruralité, ont des différences mais aussi des points communs », explique Saïd Boukobaa, référent PSN dans le Maine-et-Loire. « Souvent, on essaye de nous opposer, de nous mettre en concurrence. Mais à Angers, il existe déjà des liens entre le monde paysan et [le quartier de] La Roseraie. »
Les organisateurs regrettent que la banlieue soit « trop souvent réduite à ses difficultés » et que la ruralité soit « caricaturée comme si elle n’était qu’un espace en déclin ». Ces rencontres visent à dépasser ces clichés en favorisant la compréhension mutuelle.
Un programme varié : atelier, repas et université populaire
Ce samedi, un atelier sur le prix « injuste » de l’alimentation se tiendra à Terranjou à 15 heures. À 19 heures, les participants partageront un repas place Jean-XXIII à Angers. Dimanche, une université populaire gratuite se déroulera au relais accueil Jean-Vilar.
Plusieurs organisations soutiennent l'initiative, notamment la Confédération paysanne, l’Atelier paysan et le Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM). Ces structures apportent leur expertise et leur réseau pour enrichir les échanges.
Des liens déjà existants à Angers
Selon Saïd Boukobaa, des passerelles existent déjà localement, comme avec le quartier de La Roseraie. L'événement « Nos quartiers en campagne » s'achèvera dimanche, mais les organisateurs espèrent qu'il permettra de poser les bases d'une collaboration durable entre les acteurs des quartiers et du monde agricole.