Des salariés d'agences sanitaires et environnementales rassemblés à Paris
Salariés d'agences sanitaires et environnementales à Paris

Plusieurs centaines de salariés d'agences sanitaires et environnementales se sont rassemblés à Paris le 2 juillet 2026 pour défendre leurs institutions, menacées par des coupes budgétaires et des réorganisations. Le rassemblement, organisé à l'appel de plusieurs syndicats, a réuni des agents de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et d'autres organismes publics.

Une mobilisation contre les réductions de moyens

Les manifestants dénoncent une baisse de 15 % des crédits alloués à ces agences dans le projet de loi de finances pour 2027, selon les syndicats. « Nous sommes là pour dire stop à l'asphyxie budgétaire de nos institutions, qui sont essentielles pour la protection de la santé publique et de l'environnement », a déclaré un représentant de la CGT. Les agents craignent que ces coupes n'entraînent des suppressions de postes et une dégradation des missions de contrôle et d'expertise.

Le rassemblement s'est déroulé place de la Bastille, avant une marche vers le ministère de la Santé. Les participants portaient des pancartes avec des slogans comme « Sauvons nos agences » ou « La santé et l'environnement ne sont pas des variables d'ajustement ». Selon les organisateurs, environ 800 personnes ont participé, tandis que la police en a compté 500.

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Un contexte de réforme contestée

Cette mobilisation intervient alors que le gouvernement prévoit une réforme de la gouvernance des agences sanitaires, visant à rationaliser leurs activités. Les syndicats estiment que cette réforme pourrait conduire à une perte d'indépendance et à une baisse de la qualité des expertises. « On veut nous faire payer les économies budgétaires, mais ce sont les citoyens qui en paieront le prix, avec une protection moindre face aux risques sanitaires et environnementaux », a ajouté un délégué syndical de l'Anses.

Les agences concernées jouent un rôle clé dans l'évaluation des risques liés aux pesticides, aux médicaments, aux substances chimiques ou encore aux perturbateurs endocriniens. Les salariés pointent du doigt les conséquences potentielles des coupes sur la capacité à mener des études et à alerter les pouvoirs publics.

Des soutiens politiques et associatifs

Plusieurs élus écologistes et de gauche ont apporté leur soutien au rassemblement. « Ces agences sont des remparts contre les lobbies. Les affaiblir, c'est mettre en danger notre santé et notre environnement », a tweeté un député Europe Écologie Les Verts. Des associations de consommateurs et de défense de l'environnement étaient également présentes, comme l'UFC-Que Choisir et France Nature Environnement.

Les syndicats prévoient de nouvelles actions si le gouvernement ne revoit pas sa copie. Une rencontre avec la ministre de la Santé est demandée pour discuter des moyens alloués aux agences. « Nous ne lâcherons rien. La protection de la santé et de l'environnement n'a pas de prix », a conclu un des organisateurs.

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