Naval Group à La Londe : les associations environnementales perdent en référé
Naval Group à La Londe : les associations perdent en référé

Les associations Les Amis des Bormettes et France Nature Environnement Fédération Var (FNE 83) ont vu leur demande de suspension rejetée par le juge des référés du tribunal administratif. Elles contestaient l'autorisation environnementale délivrée le 14 novembre 2025 par le préfet pour le chantier de réimplantation de Naval Group sur le site des Bormettes à La Londe.

Un projet industriel d'envergure

Soutenu par la communauté de communes, Naval Group prévoit de réactiver son site historique pour y construire un « centre d'excellence » dédié aux drones navals, systèmes autonomes et armes sous-marines. Ce projet lourd a nécessité un feu vert environnemental de l'État, que les associations ont tenté de faire suspendre en référé.

Décision du tribunal

Le 30 avril, le tribunal a rejeté la demande de suspension, estimant que l'arrêté attaqué « ne présente pas, à ce stade, de doute sérieux sur sa légalité nécessitant d'en prononcer la suspension ». Cette décision constitue une première manche judiciaire en faveur de l'industriel et de la collectivité.

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Arguments des associations

Les associations avaient fondé leur recours sur la protection du « très grand intérêt écologique » du site, évoquant la présence de chauves-souris, grenouilles, lézards ocellés et un couple de moineaux friquet particulièrement protégés. Elles pointaient diverses entorses à la réglementation environnementale.

Position de Naval Group et de la communauté de communes

Naval Group a défendu son projet en affirmant qu'il répond à des « besoins structurants, croissants et urgents exprimés par la Marine nationale et les enjeux de souveraineté nationale ». L'entreprise a listé les mesures prises pour l'environnement, comme l'inspection préalable des cavités et nids par deux experts écologues avant les abattages d'arbres. La communauté de communes a souligné le caractère « particulièrement complet et détaillé » de l'étude d'impact. La préfecture a également soutenu l'arrêté.

Suite de la procédure

Le tribunal précise qu'il se prononcera sur le fond « dans les prochains mois ». Les associations pourront alors développer leurs arguments sur la légalité de l'autorisation environnementale.

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