Train de nuit : Nantes veut relancer les liaisons nocturnes vers l'ouest
Train de nuit : Nantes veut relancer les liaisons nocturnes

À Nantes, le projet d’un retour du train de nuit pourrait être remis sur les rails. C’est en tout cas ce que laisse entendre le titre de l’élu écologiste Simon Citeau : délégué au cyclotourisme, trains du quotidien et retour du train de nuit. « À ma connaissance je n’ai pas de précédent en France », sourit le Nantais, également vice-président à la métropole et délégué aux mobilités.

Un service disparu depuis 2010

Depuis 2010, les intercités nocturnes au départ de Nantes vers Lyon, Marseille ou Nice ont disparu. Les voyageurs sont redirigés vers Paris pour rejoindre les trains de nuit direction le sud-est. « Aujourd’hui l’ouest de la France n’est pas inclus » dans ce dispositif, déplore l’écologiste qui parle de « région oubliée ».

Un engouement national pour les trains de nuit

Pourtant, dans le reste de la France, la formule cartonne. Paris-Berlin, Paris-Toulouse, Paris-Briançon… Entre 2019 et 2024, la fréquentation des lignes nocturnes a bondi de 130 %, selon un rapport de Réseau Action Climat (RAC) publié en mai 2025. En 2024, le taux d’occupation sur ces trajets était de 76 % en moyenne. « Aucun autre mode de transport ne présente une telle dynamique, constate Simon Citeau. Les chiffres témoignent d’un réel engouement des Français pour un mode de déplacement plus vertueux et écologique. »

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Le « tout TGV » et Notre-Dame-des-Landes en cause

A ses yeux, dans l’Ouest, c’est « le tout TGV » et le projet Notre-Dame-des-Landes qui ont « contribué au désengagement du train de nuit ». Initialement, les trains-couchettes étaient au départ de Quimper (Finistère) et assuraient une desserte dans la cité des ducs. « L’itinéraire a d’abord été raccourci car il attirait moins de voyageurs, avant d’être définitivement supprimé », précise-t-il. Pourtant, selon l’écologiste, la formule pourrait retrouver des adeptes en Bretagne. « Les cinq départements concentrent près de cinq millions d’habitants et constituent un bassin économique et touristique. »

Quelles destinations potentielles ?

L’élu nantais espère rassembler des collectivités pour élaborer « un plan d’action commun » et amorcer des discussions avec différents opérateurs, dont la SNCF. Il reconnaît toutefois qu’il est encore trop tôt pour s’imaginer un Saint-Malo-Barcelone ou un Nantes-Bruxelles. « L’objectif de ses discussions sera d’établir la pertinence du maillage et identifier les territoires volontaires. » D’autant que la mise en place des trains de nuit nécessite aussi un accompagnement financier non négligeable et un « investissement dans le matériel permettant d’accueillir les voyageurs dans des rames adaptées aux longs trajets » tempère l’élu.

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