Perturbations TER à Roquebrune : le débat sur le métro relancé
Perturbations TER : le débat sur le métro relancé

Depuis une semaine, un train sur deux ne dessert plus les gares de Cabbé et Carnolès à Roquebrune-Cap-Martin. Cette réduction drastique, liée à un incident survenu le 9 juillet 2026 et aux travaux d'urgence menés par la SNCF, perturbe fortement les usagers de la ligne TER à l'est des Alpes-Maritimes. Le maire Patrick Cesari a lancé un appel à la solidarité lors du conseil communautaire de la communauté d'agglomération de la Riviera française (Carf), jeudi 30 juillet 2026, en demandant une solution gratuite pour les voyageurs.

Une situation qui dure trois mois

« Pendant trois mois, un train sur deux ne s'arrêtera plus dans nos gares : ni à Cabbé, ni à Carnolès », a déclaré le maire Patrick Cesari. Les milliers d'usagers quotidiens sont contraints de se rendre jusqu'à Menton pour prendre le train. Le maire a donc demandé à la SNCF d'offrir la gratuité sur le trajet Menton-Roquebrune pendant toute la durée des travaux, estimés jusqu'en octobre 2026. Cette situation impacte également l'hôpital de La Palmosa, principal établissement de l'est du département, qui voit son accès réduit.

La Carf prête à mettre en place une navette gratuite

Alexandra Masson, présidente de la Carf et conseillère régionale RN, a appuyé la demande du maire tout en dénonçant une « catastrophe totale » sur cette ligne. « On a régulièrement des travaux, des éboulements, des arrêts. Or, aujourd'hui, c'est l'axe principal en dehors de la voiture pour pouvoir aller d'est en ouest du département », a-t-elle souligné. Elle a annoncé que si la SNCF ne réagissait pas rapidement, la Carf financerait une navette gratuite via le réseau de bus Zest, destinée notamment aux travailleurs se rendant à Monaco.

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La SNCF expérimente de nouveaux horaires

De son côté, la SNCF a indiqué travailler à une refonte des horaires de la ligne Les Arcs-Vintimille. Depuis le 27 juillet, plusieurs scénarios de circulation sont testés pour maintenir la desserte des gares de Roquebrune-Cap-Martin et de Carnolès malgré les contraintes techniques. Guillaume Contesse, élu d'opposition RN à Roquebrune, a critiqué ces ajustements : « Généralement, quand la SNCF revoit ses horaires, elle dégrade ses services. » Le maire Cesari a toutefois rassuré sur le maintien du cadencement augmenté en 2025, promettant le retour à 60 arrêts par jour après la fin des travaux.

Le projet de métro ressurgit

Ces perturbations ont offert une tribune à Alexandra Masson pour relancer le projet de métro Nice, Monaco, Menton et Vintimille, qu'elle défend depuis longtemps à l'Assemblée nationale et à la Carf. « Quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, nous n'aurons jamais ici la ligne TGV, a-t-elle affirmé. Nous n'aurons jamais des rames toutes les six minutes de manière régulière et sans interruption. » Selon elle, le métro est « le seul mode de transport résilient, sans expropriation, qui nous permettra d'avoir une continuité dans le transport ». Elle a appelé la France, Monaco et l'Italie à relancer les discussions, estimant la durée des travaux à huit ans sur le papier.

Ce nouvel épisode de perturbations relance ainsi un débat récurrent dans l'est des Alpes-Maritimes, où la fiabilité de la ligne TER reste un sujet sensible pour les milliers de voyageurs quotidiens.

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