Le tribunal administratif de Nice a rejeté, mardi 7 juillet 2026, le recours déposé par des riverains contre la déclaration d’utilité publique du projet de ligne 4 du tramway, qui doit relier Nice Saint-Augustin à Cagnes-sur-Mer via Saint-Laurent-du-Var. Cette décision confirme la validité du projet, malgré l’opposition du maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson.
Un recours rejeté pour insuffisance
Dans un communiqué, le tribunal a estimé que « l’évaluation économique et sociale jointe au dossier répond désormais aux exigences fixées par le Code des transports en ce qu’elle comporte une analyse suffisante de ces conditions de financement ». Les riverains contestaient notamment le coût du projet, mais la justice a jugé que les éléments fournis étaient conformes.
Le principe d’utilité publique, qui permet de lancer les travaux, est donc confirmé. Le projet, inscrit dans les schémas directeurs des transports de la Métropole depuis 2009, vise à desservir les deuxième et troisième plus grandes communes de l’agglomération.
Un projet de 7,1 km pour 2030
La ligne 4 s’étendra sur 7,1 kilomètres et permettra de relier Nice Saint-Augustin à Cagnes-sur-Mer en moins de 23 minutes. Sa mise en service est prévue pour 2030. Le financement est assuré par la Métropole, le Département des Alpes-Maritimes, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’État.
Ce tracé doit améliorer la mobilité dans un secteur très fréquenté, mais il suscite des tensions politiques locales.
Le maire de Cagnes-sur-Mer maintient son opposition
Bryan Masson, maire de Cagnes-sur-Mer et farouche opposant à la ligne 4, a réagi à la décision du tribunal. « C’est une décision que j’entends. Moi, j’ai été élu sur un programme, sur une promesse. Et j’appliquerai cela. J’ai été élu par les Cagnois, dès le premier tour, pour un autre travail sur les mobilités et les transports en commun [il défend le bus à haut niveau de service à la place du tram]. On verra plus tard l’utilité publique ou pas de ce projet », a-t-il déclaré.
L’élu avait fait de l’opposition au tramway un axe de sa campagne, proposant à la place un bus à haut niveau de service. La validation judiciaire du projet pourrait relancer le débat sur les choix de mobilité dans la métropole niçoise.



