Les vacances des Français à l'étranger ont mieux résisté que prévu cet été, malgré un contexte économique difficile. Selon une étude publiée par le cabinet Protourisme, les départs hors de France n'ont baissé que de 2 % par rapport à l'été précédent, une performance supérieure aux prévisions initiales qui tablaient sur une chute de 5 %.
Une baisse limitée malgré l'inflation
Le cabinet Protourisme, qui a réalisé cette étude, souligne que la hausse des prix n'a pas découragé les Français, mais les a incités à adapter leurs habitudes. « Les vacanciers sont partis, mais ils ont réduit la durée de leur séjour et ont choisi des destinations plus proches », explique Didier Arino, directeur de Protourisme. Cette tendance a permis de limiter la baisse des départs à 2 %, un chiffre jugé « encourageant » par le secteur.
Les destinations proches de la France, comme l'Espagne, l'Italie et le Portugal, ont particulièrement bénéficié de ce report. En revanche, les voyages long-courriers vers l'Asie ou l'Amérique ont enregistré des baisses plus marquées, allant jusqu'à 10 % pour certaines zones.
Des séjours plus courts et des budgets maîtrisés
La durée moyenne des séjours à l'étranger a diminué de 1,5 jour, passant de 9,5 à 8 jours. Cette réduction a permis aux vacanciers de contenir leur budget, qui est resté stable à environ 1 200 euros par personne pour l'ensemble de la saison. « Les Français ont arbitré entre la durée et la destination, mais ils ont tenu à préserver leurs vacances », ajoute Didier Arino.
Les réservations de dernière minute ont également progressé, représentant 40 % des départs, contre 30 % l'an dernier. Cette flexibilité a permis aux voyageurs de profiter des baisses de prix proposées par les opérateurs en fin de saison.
Un impact positif sur l'économie locale
Cette résistance des départs a eu un effet positif sur les économies des pays voisins, notamment dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. En Espagne, la fréquentation française a augmenté de 3 % par rapport à l'été dernier, tandis que l'Italie a enregistré une hausse de 2 %. Ces chiffres confirment que la proximité géographique est devenue un critère clé dans le choix des destinations.
Pour l'été prochain, Protourisme anticipe une stabilisation des départs, à condition que les prix ne connaissent pas de nouvelle flambée. Le cabinet recommande aux professionnels du tourisme de miser sur des offres flexibles et des destinations de moyenne distance pour maintenir l'attractivité de la France auprès des vacanciers.



