Romane Mondon, une jeune Varoise de 22 ans, est rentrée chez elle avec des étoiles plein les yeux après avoir participé à son premier Tour de France au sein de la caravane publicitaire Vico. Pendant trois semaines, elle a distribué environ 3 500 paquets de chips par jour, parcouru des centaines de kilomètres et vécu une expérience qu'elle qualifie d'« inoubliable ».
Une immersion totale dans la plus grande course cycliste du monde
Partie des vignes du château Minuty à Gassin, Romane a rejoint l'équipe Vico pour découvrir les coulisses du Tour. « Franchement, ça a été à la hauteur de ce que j'imaginais, et même plus », confie-t-elle. Dès le premier jour, l'ambiance était au rendez-vous : « On travaille énormément, mais dès qu'on a terminé, on va voir les autres caravanes, on discute, on échange des goodies… Il y a une vraie solidarité. »
La logistique est millimétrée : lever matinal, nettoyage des véhicules, préparation des milliers de paquets avant de rejoindre le parking de la caravane. « On ne peut pas se permettre d'être en retard », souligne-t-elle. Au total, la caravane Vico a distribué près de 463 000 paquets de chips durant cette édition.
Des frissons dans les cols mythiques
Son souvenir le plus fort reste la ferveur populaire. « Quand on traverse certains villages ou qu'on arrive dans les cols, on a des frissons. Les gens nous attendent depuis des heures et sont tellement heureux de nous voir. » Parmi les étapes marquantes, elle cite le Tourmalet, son premier grand col, le Galibier, et surtout l'Alpe d'Huez. « Dès le matin, tout le monde était dans une énergie incroyable. Les gens étaient partout, tout près de nous. C'était impressionnant. »
L'arrivée sur les Champs-Élysées, entièrement privatisés pour l'occasion, reste un moment unique : « Les découvrir fermés, avec l'Arc de Triomphe au bout et uniquement les véhicules du Tour… Je ne vivrai probablement jamais ça une deuxième fois. »
Une nouvelle passion pour le cyclisme
Cette immersion a transformé son regard sur le cyclisme. « On était entourés de passionnés. Certains avaient déjà fait plusieurs Tours, d'autres avaient été cyclistes de haut niveau. J'ai appris énormément de choses. C'est sûr qu'à partir de maintenant, je suivrai l'épreuve autrement. »
Romane a aussi créé des liens forts avec les autres caravaniers. « Au bout de trois semaines, j'avais l'impression de connaître tout le monde depuis des mois. On partage nos chambres, nos repas, nos journées. C'était comme une énorme colo… Où tout le monde travaille. »
Une expérience qui change une vie
Cette aventure lui a permis de se découvrir : « Je pensais que j'aurais des coups de fatigue ou des moments où j'aurais envie de souffler. Finalement, non. J'ai découvert que j'étais capable de tenir le rythme jusqu'au bout. »
À peine rentrée, Romane a déjà repris la route. Depuis le 1er août, elle a remis sa casquette Vico sur le Tour de France Femmes, qui se termine ce dimanche à Nice, mais cette fois sur un stand de la marque. « Quitter le Tour, c'était un peu triste. Mais savoir qu'on repart presque tout de suite, ça aide. Et si je peux refaire le Tour de France un jour, je le referai sans hésiter. »



