Les pin-ups glamour des polars SAS s'exposent à Saint-Tropez
Les pin-ups glamour des polars SAS s'exposent à Saint-Tropez

Les couvertures iconiques des polars SAS, avec leurs pin-ups glamour, sont à l'honneur cet été à Saint-Tropez. Jusqu'au 16 août 2026, le photographe Thierry Vasseur expose une cinquantaine de ses œuvres à la galerie Do You Tropez Art Legacy, offrant un voyage dans l'univers sulfureux de Gérard de Villiers, le créateur de la série. L'exposition, intitulée «Dangerous Girls», dévoile des tirages de couvertures et des inédits numérotés de 1 à 8, ainsi que des grands formats à l'esprit psychédélique.

Un photographe dans l'intimité de Gérard de Villiers

Thierry Vasseur a été le photographe attitré de Gérard de Villiers pendant plus de dix ans, de 1990 à 2001. C'est lors d'une séance pour un livre intitulé «Combat», où il faisait poser des personnalités avec des gants de boxe, que l'écrivain l'a remarqué. «Je l'ai rencontré en 1990. Par la suite, il est venu visiter mon exposition parisienne. Mon travail l'a séduit et c'est là qu'il m'a proposé de prendre en main les couvertures de ses SAS. Cela a duré onze ans !», raconte Thierry Vasseur, installé au sein de la galerie tropézienne.

Le cahier des charges était clair : «Pour Gérard, le deal c'était une fille arborant un flingue avec le regard qui tue. Il aimait les femmes très pulpeuses alors que moi j'étais plus dans le glamour. Mais nous arrivions à nous entendre !», se souvient le photographe. Gérard de Villiers assistait à 80 % des shootings, et un armurier était présent pour fournir les armes. «Au départ toutes les armes étaient vraies ! Ce n'est que plus tard que nous avons utilisé des copies factices, car il existait de très bonnes répliques», ajoute-t-il.

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Des modèles de renom et des coulisses glamour

Parmi les modèles qui ont posé pour les couvertures SAS, on compte des personnalités comme la chorégraphe Mia Frye, qui a connu la gloire grâce à l'émission Popstars. Elle a posé pour la couverture du numéro 177, «Pirates !». Thierry Vasseur se souvient aussi d'une Russe prénommée Elena, l'un des modèles préférés de Gérard de Villiers. «C'était une vraie femme-caméléon. Elle s'adaptait à tous les styles, ce qui m'a amené à la photographier pour plusieurs couvertures avec différentes tenues et perruques», explique-t-il, alors qu'une image de l'exposition montre Elena parmi une dizaine d'héroïnes.

Gérard de Villiers, décédé en 2013, avait lui-même évoqué l'importance des couvertures dans une rencontre en 2006 à Saint-Tropez : «La photo fonctionne comme un film, il faut un metteur en scène. Au fil des volumes, photographes et modèles de renom se sont succédé. Pour "Panique au Zaïre", j'ai eu Brigitte Lahaie par Helmut Newton. Pour le dernier SAS, "Le Trésor de Saddam", le mannequin est habillé par mon copain Jean-Claude Jitrois...»

Une exposition qui célèbre la pop culture

L'exposition est présentée par Didier Audebert, réalisateur du documentaire télévisé «Le phénomène SAS». Elle met en lumière l'impact culturel des couvertures SAS, comparables aux logos des magazines Lui ou Playboy. Les visiteurs peuvent découvrir des tirages de couvertures emblématiques et des clichés inédits, le tout dans l'esprit glamour et sulfureux qui a fait la marque de la série.

L'entrée est libre, et l'exposition se tient jusqu'au 16 août 2026 à la galerie Do You Tropez Art Legacy. Une occasion unique pour les fans de la série et les amateurs de photographie de plonger dans l'univers de Gérard de Villiers, où le glamour rencontre le danger.

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