Il y a 50 ans, Jean-Pierre Fourcade inaugurait la nouvelle aérogare de Bordeaux-Mérignac
Jean-Pierre Fourcade inaugure l'aérogare de Mérignac en 1977

Le 7 janvier 1977, le ministre de l'Équipement, Jean-Pierre Fourcade, a officiellement inauguré les nouvelles installations de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Cette cérémonie revêtait une importance particulière, non seulement en raison des personnalités présentes, mais surtout parce qu'elle symbolisait un tournant dans le développement de l'aérogare et le rôle croissant de Bordeaux-Mérignac dans le désenclavement national et international de l'Aquitaine.

Un projet ambitieux critiqué

M. Nebout, président du Comité économique et social et ancien président de la Chambre de commerce, a rappelé les débuts modestes de l'aéroport, qualifié de « paillote » dans les années 55-59, et la méfiance qui a accompagné la réalisation de l'aéroport actuel. « On nous a accusés de voir trop grand, d'envisager des perspectives de trafic démesurées. Ces critiques étaient mal fondées, puisque aujourd'hui, nous agrandissons », a-t-il déclaré.

Un choix mesuré pour l'avenir

Entre la tentation de construire l'aérogare de l'an 2000 et les contraintes budgétaires, Bordeaux-Mérignac a opté pour un agrandissement raisonné, tout en conservant la possibilité de s'étendre davantage. Jacques Chaban-Delmas, alors maire de Bordeaux, a souligné l'opportunité de ce choix : « Nous marquons une étape, nous avons pris un risque calculé. » Il a également insisté sur l'importance des équipements pour la survie économique de la région.

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La gestion exemplaire de la Chambre de commerce

Jean-Pierre Fourcade a salué ce qu'il considère comme un bon exemple de concertation et de gestion souple. Il a particulièrement mis en avant « la très bonne gestion de la Chambre de commerce », déclarant : « Je suis venu pour le souligner, par rapport à d'autres qui ont été moins heureuses dans leurs choix. Au travers de son histoire, la sagesse de la C.C.I.B. fait que Bordeaux a toujours bénéficié d'un instrument efficace. »

Des investissements désormais orientés ailleurs

Le ministre a annoncé un changement de priorités : « On est souvent allé trop loin et trop vite dans l'équipement aérien. Ce trafic doit être vu à l'échelon régional. Mais il nous faut investir ailleurs maintenant. » Ainsi, si deux des six milliards nécessaires au relèvement des pistes seront versés par l'État l'année suivante, les futurs investissements se concentreront sur les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires, jugées prioritaires en Aquitaine.

Un essai du TGV à 308 km/h

La visite de Jean-Pierre Fourcade ne s'est pas limitée à l'inauguration. Le ministre a également effectué un essai à bord du TGV, qui roulait alors à 308 km/h entre Bordeaux et Morcenx, dans les Landes. Accompagné des dirigeants de la SNCF, il a testé le confort des fauteuils de première et de seconde classe, avant de visiter la cabine de pilotage. Il faudra toute attendre le 30 septembre 1990 pour que le TGV fasse son entrée officielle à Bordeaux.

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