Nouvelles frappes israéliennes à Gaza malgré l'accord de désarmement
Frappes israéliennes à Gaza: huit morts malgré l'accord

Les frappes israéliennes se sont poursuivies dans la bande de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche, faisant au moins huit morts, selon la Défense civile. Ces nouvelles violences surviennent alors qu’un accord prévoyant le désarmement du Hamas et un retrait israélien du territoire a été annoncé par le président américain Donald Trump.

L’accord, conclu par le Conseil de Paix du président américain Donald Trump, a été annoncé dès jeudi soir. Il prévoit qu’Israël et le Hamas devront cesser leurs opérations militaires, ainsi qu’un « retrait progressif des forces israéliennes des zones qu’elles contrôlent encore à Gaza ». Il stipule également le « démantèlement des groupes armés », dont le Hamas. Si le mouvement islamiste a confirmé son adhésion, Israël n’y a pas réagi officiellement.

Une nuit meurtrière dans les habitations

Malgré cette annonce, les hostilités n’ont pas cessé. Des frappes et des tirs ont touché plusieurs immeubles d’habitation durant la nuit, causant la mort d’au moins huit personnes, d’après la Défense civile. Celle-ci avait déjà dénombré huit autres victimes samedi, quelques heures après l’annonce de l’accord.

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Un homme et une femme figurent parmi les morts. Ils ont été tués dans la soirée lorsqu’un « hélicoptère militaire israélien a frappé un appartement […] au sud de Deir al-Balah », selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile palestinienne. Plusieurs autres personnes ont été blessées dans cette attaque, a-t-il précisé.

Dans la vieille ville de Gaza, une personne a été tuée et plusieurs autres blessées lorsque « les forces israéliennes ont ouvert le feu », a indiqué la Défense civile. Tôt dimanche matin, cette source a également rapporté la mort de « trois personnes, dont un enfant », après qu’une frappe israélienne a visé un appartement appartenant à la famille Al-Hams, au nord-ouest de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

Avec ces huit décès, le bilan grimpe à au moins seize morts en deux jours. Samedi, huit autres Palestiniens avaient été tués dans de précédentes frappes, selon la Défense civile et des établissements de santé, quelques heures seulement après l’annonce de l’accord de désarmement.

L’hôpital al-Aqsa durement touché

Une attaque a également visé un entrepôt de stockage de fournitures médicales de l’hôpital al-Aqsa, provoquant d’importants dégâts. Selon le ministère de la Santé de Gaza, deux des quatre entrepôts de médicaments du complexe hospitalier ont été détruits, et les deux autres gravement endommagés. Une clinique mobile voisine a aussi subi des dégâts.

Des journalistes de l’AFP ont constaté sur place un large cratère au sol et vu des personnes fouiller les débris au milieu de médicaments. De son côté, l’armée israélienne a affirmé avoir visé un bâtiment qui « servait de cachette aux terroristes du Hamas, qui y stockaient leurs armes », en précisant avoir pris des mesures préalables pour avertir les habitants.

Un mois de juillet meurtrier

Le ministère de la Santé de Gaza a par ailleurs indiqué que 152 personnes avaient été tuées dans le territoire en juillet, le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année selon ses données. Ce chiffre souligne l’intensité des violences qui frappent l’enclave palestinienne.

La bande de Gaza, territoire densément peuplé et soumis à un blocus israélien depuis des années, vit une crise humanitaire profonde. La poursuite des frappes, malgré l’accord annoncé, risque d’aggraver encore les conditions de vie d’une population déjà éprouvée.

La communauté internationale, tout en appelant à la retenue, semble impuissante face à l’enchaînement des violences. L’accord, présenté comme une avancée majeure par Donald Trump, doit encore être concrétisé sur le terrain. Mais pour l’heure, les armes continuent de parler. Les prochaines heures seront décisives pour savoir si cette trêve peut réellement mettre fin à la spirale de violence.

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