Le département de l’Hérault a connu une saison touristique globalement satisfaisante en 2025, avec 47 millions de nuitées enregistrées entre janvier et septembre, selon un premier bilan d’Hérault Tourisme. Ce chiffre, bien qu’en retrait de 4,5% par rapport au record de 2024 (57 millions de nuitées), confirme la place du département comme destination prisée en France.
Une fréquentation en baisse mais toujours élevée
Environ 6 millions de vacanciers français ont visité l’Hérault, le plaçant au second rang national derrière le Var et à égalité avec la Charente-Maritime. Les visiteurs étrangers ont été moins nombreux (4,5 millions), notamment les Britanniques, les Belges et les Néerlandais. Le camping reste le mode d’hébergement principal, avec 239 établissements totalisant 141 000 lits, dont 63% classés trois étoiles ou plus. Vingt-trois campings sont labellisés “clé verte” pour leur gestion environnementale, un atout supplémentaire selon Jean-Louis Gély, vice-président du Département chargé du tourisme.
Un poids lourd économique
Le tourisme représente 1,7 milliard d’euros de retombées annuelles dans l’Hérault, avec 35 700 professionnels dont 29 000 salariés et 54 000 saisonniers. La capacité d’hébergement totale est de 981 000 lits, dont 250 000 dans le secteur marchand et 731 000 en résidences secondaires. Sur les plateformes de location, 53 000 logements ont été réservés au moins une fois.
Les touristes français viennent principalement d’Auvergne-Rhône-Alpes, d’Île-de-France et d’Occitanie. Chez les étrangers, les Allemands sont les plus nombreux, suivis des Néerlandais (en baisse de 23% en raison des incendies et des incertitudes sur la circulation) et des Belges (-14%).
Déséquilibre territorial persistant
L’activité touristique reste très concentrée sur le littoral et la plaine, qui captent 87% des flux, contre seulement 13% pour l’arrière-pays. Malgré les efforts des collectivités, ce déséquilibre ne se réduit pas. Jean-Louis Gély souligne la nécessité d’étendre les flux dans l’espace et dans le temps, en encourageant les établissements à ouvrir plus longtemps. Il note toutefois une hausse tendancielle de la fréquentation hors saison, notamment en hiver, depuis 2019.
Baisse du ticket moyen
Si 66% des professionnels se déclarent satisfaits de la saison, ils constatent une baisse de la consommation quotidienne. Un professionnel sur deux rapporte une diminution du ticket moyen, passé de 50 à 47 euros par personne et par jour. Cette tendance, observée ailleurs en France, s’explique par les incertitudes politiques et sociales. “C’est quand on est bien dans sa peau que l’on consomme”, commente Jean-François Pouget, directeur d’Hérault Tourisme. Pour 2026, l’organisme travaille sur le concept “Un été servi frais” pour atténuer les effets du réchauffement climatique et capter les nouvelles tendances.



