Banquet du Canon français à Béziers : 3 300 convives attendus sur deux jours
Canon français à Béziers : 3 300 convives sur deux jours

Le banquet du Canon français se tiendra pour la troisième année consécutive aux arènes de Béziers, les vendredi 18 et samedi 19 septembre. L'événement affiche complet et accueillera 3 300 convives, une première pour cette manifestation qui s'étend sur deux jours. Le traiteur Flambadou, basé à Cabrerolles, prévoit de servir près de deux tonnes de porc.

Une organisation inédite sur deux jours

Face à la demande, les organisateurs ont ajouté une seconde date. Ainsi, 1 600 convives supplémentaires pourront s'inscrire. Le vendredi, le banquet se déroulera de 19 h à minuit, et le samedi, dès midi, également jusqu'à minuit. Une bodega, tenue par Le Plaza, prendra le relais samedi de 18 h à 1 h du matin, avec food-truck et buvette.

Florent Barral, du traiteur Flambadou, détaille le menu : charcuterie, pâté de Pézenas, pain et coque biterroise en dessert. Il précise : « J'apporterai mes 70 porcelets de 25 kg crus, qui seront cuits au cœur des arènes. » La viande provient de la maison Guasch, à Perpignan. Les accompagnements comprendront ratatouille et aligot aveyronnais, préparés par Jeune montagne, coopérative fromagère d'Aubrac.

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Des produits locaux et un public varié

Les fromages seront fournis par la fromagerie des halles de Mèze, la bière par le brasseur biterrois de la Gorge fraîche, et le dessert par la maison Carrillo de Béziers. Le Canon français annonce plus d'un kilo de nourriture par personne.

Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, souligne la provenance diverse des participants : « Certains viennent de Marseille, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Montpellier juste pour l'occasion. » Il note aussi une diversification du public : « La majorité des participants ont entre 35 et 40 ans, avec des vingtenaires et des octogénaires. »

Un soutien municipal qui fait débat

La mairie de Béziers soutient l'événement via une convention de partenariat. Elle prête 225 tables, 1 700 chaises, 500 barrières et 12 containers, et assure la sécurité le samedi. La Ville précise qu'« aucun dispositif particulier ne sera mis en place, l'évènement étant convivial et sans risques ».

Ce soutien suscite des critiques. Catherine Vandroy, élue d'opposition (Rassembler Béziers), a dénoncé un « dîner à 80 €, dont les recettes visent à remplir les poches d'un milliardaire qui refuse de payer ses impôts en France ». Pierre-Edouard Stérin, actionnaire à 30 % du Canon français via un fonds d'investissement, est en effet co-propriétaire de Valeurs Actuelles et proche du Rassemblement national.

Des controverses ont émaillé l'histoire de l'événement, notamment un salut d'apparence nazi lors d'un banquet à Caen en avril. La charte des canonniers proscrit néanmoins « tout propos ou attitude discriminatoires, racistes, sexistes ou antisémites ». La Ville a publié une affiche de communication, reprise sur les panneaux en ville, avec le poing levé, accompagnée du message : « Certains veulent l'interdire… Mais à Béziers, terre de liberté, le Canon français a encore de beaux jours devant lui. »

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