Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie, a déclaré ce dimanche 16 août 2026 qu’il était opposé à une désindexation partielle des pensions de retraites, une mesure évoquée par le gouvernement pour le budget 2027. Interrogé sur BFMTV, il a qualifié cette piste de « très mauvaise idée », estimant qu’« il ne faut pas toucher aux retraités ». Selon lui, le gouvernement doit « assumer » la suspension de la réforme des retraites, concédée par Sébastien Lecornu aux socialistes pour éviter la censure à l’Assemblée nationale.
Une opposition ferme à la désindexation
Thierry Breton a dénoncé le raisonnement qui consisterait, selon ses termes, « à dire : on ne change rien, on travaille toujours jusqu’à 62 ans mais on fait payer les retraités ». Il a insisté sur le fait que « quand on renonce, on paie toujours » et que « le prix de la décision, il est là ». Cette prise de position intervient alors que le gouvernement cherche des économies pour le budget 2027, et que la piste d’une désindexation partielle des pensions a été évoquée pour les retraites « aisées ».
Une possible candidature à la présidentielle
Le nom de Thierry Breton circule au centre pour l’élection présidentielle. François Bayrou l’a cité comme potentiel candidat de l’espace central, aux côtés d’autres personnalités comme Jean Castex, François Baroin, Bruno Le Maire ou Bernard Cazeneuve. Thierry Breton s’est dit « très honoré » de cette mention, tout en soulignant que « rien de nouveau sous le soleil » et que « l’on n’en est qu’aux profils ». Édouard Philippe et Gabriel Attal ont déjà lancé leur campagne.
Plaidoyer pour une règle d’or budgétaire
Dans ce contexte, Thierry Breton a rencontré des dirigeants politiques de différents bords, y compris le président du Rassemblement national Jordan Bardella, pour les convaincre de la nécessité d’instaurer une « règle d’or » budgétaire qui obligerait à un équilibre des finances publiques. En raison de la « fragmentation politique », il estime qu’« on ne pourra pas avoir des majorités alignées sur le parti d’un président ou d’une présidente élue ». Il faut donc, selon lui, « se mettre d’accord avant sur cette fameuse règle d’or » et « convaincre les chefs de parti » pour obtenir les deux tiers des voix en Congrès à Versailles, comme l’ont fait les Allemands. Il propose une trajectoire de « 30 à 40 milliards d’économies par an » pour régler « non uniquement le problème des retraites, mais aussi le problème de la fonction publique territoriale, le problème des mille-feuilles territoriaux ».



