La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a annoncé ce dimanche 16 août 2026 l'ouverture d'une enquête pénale contre la mère et le beau-père du petit Léo (prénom d'emprunt), 8 ans, pour soustraction à leurs obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de leur enfant. L'enfant a été retiré du domicile familial le 14 août 2026 à 21h50, après avoir été maintenu dans une pièce surchauffée, sans eau ni nourriture, et nourri en cachette par ses voisins.
Une situation révélée par les voisins
Depuis vendredi, Midi Libre relate la situation de Léo, qui vivait reclus dans une pièce surchauffée, sans eau ni nourriture, sur décision de sa mère et de son beau-père. Selon de nombreux témoignages concordants, le beau-père faisait de l'enfant son bouc émissaire. Les voisins, alertés par la situation, nourrissaient l'enfant en secret.
Une enquête pour soustraction aux obligations légales
Dans un communiqué, Cécile Gensac indique que l'enquête pénale ouverte vise à établir les faits de "soustraction, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de son enfant mineur". Elle précise que cette enquête "permettra de confronter des éléments pour l'instant en partie non fiabilisés".
Un placement demandé par la mère
La procureure rappelle que le petit garçon fait l'objet d'une ordonnance de placement en date du 11 août 2026, demandée "par la mère, en proie à des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer". Elle ajoute que l'enfant est suivi en assistance éducative par un juge des enfants depuis 2023, dans un contexte de troubles de la personnalité, de séparation et de positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents.
Recherche active d'une famille d'accueil
Depuis l'ordonnance de placement, un lieu adapté était activement recherché pour l'enfant. Cécile Gensac souligne que cette "recherche de famille d'accueil permettait d'espérer pouvoir y placer directement le mineur dans le courant de la semaine à venir, après la période estivale forte de la première quinzaine d'août".
Le deuxième enfant du couple, âgé de 18 mois, ne fait l'objet d'aucun placement. Les policiers intervenus au domicile le 14 août ont constaté que celui-ci "semblait bien traité par ses deux parents". L'enquête devra déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire.



