Bernard-Robert Lepetit-Vernhet, 75 ans, ancien militaire et grand invalide (95%) après un accident de la route en service en 1973, s'insurge contre la baisse de pouvoir d'achat des pensionnés militaires. Il a adressé un mail à notre rédaction après avoir lu un article dans Var-Matin sur la Journée nationale d'hommage aux morts pour la France en Indochine, à Fréjus, le 8 juin 2026, en présence de la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo.
Des chiffres qui parlent
Selon ses calculs, l'inflation cumulée sur les dix dernières années a atteint 26%, tandis que les retraites militaires n'ont augmenté que de 14% et les pensions d'invalidité de 12,6%. «C'est inadmissible. La revalorisation des pensions militaires d'invalidité pourrait au moins être indexée sur le coût de la vie. Ce serait la juste reconnaissance du prix du sang», déclare-t-il.
Un combat de longue date
Bernard-Robert Lepetit-Vernhet a déjà écrit au président Emmanuel Macron et à l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne, sans réponse. Il a aussi tenté de mobiliser les associations d'anciens combattants en suggérant de boycotter les cérémonies patriotiques, mais sans succès.
La réponse du ministère
Interrogé, le ministère des Armées et des Anciens combattants précise que la retraite des militaires est indexée sur l'inflation et que la pension militaire d'invalidité suit l'indice de la fonction publique, avec une revalorisation de 0,8% au 1er avril 2026. Une réponse qui ne satisfait pas l'ancien militaire.



