À Montpellier, le projet architectural baptisé « Oasis », situé dans le quartier Ovalie et initialement annoncé pour l’été 2027, n’a toujours pas vu le début des travaux. Porté par la société Sogeprom-Pragma, ce programme fait partie des « Folies architecturales du XXIe siècle », un ensemble de bâtiments emblématiques destinés à marquer l’urbanisme montpelliérain. Mais la crise immobilière qui sévit actuellement a considérablement ralenti, voire stoppé, la plupart de ces projets.
Un seul chantier en cours : le siège d’Altémed
Parmi toutes les Folies, seul le siège d’Altémed, situé dans le quartier de la Mosson, a connu une avancée concrète. La première pierre de ce bâtiment a été posée début juillet 2026. Pour les autres, la situation est bien différente. Outre Oasis, plusieurs programmes sont également au point mort ou en discussion : Les Galets, Alma Terra et Quartier Libre à Port Marianne.
Selon la Ville de Montpellier, « dans un contexte de crise et comme beaucoup d’autres projets immobiliers, certaines Folies font actuellement l’objet de discussions avec les opérateurs pour franchir de nouvelles étapes ». Cette déclaration officielle confirme les difficultés rencontrées par les promoteurs.
Le maire écrit aux lauréats pour un état des lieux
Face à ce blocage, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a pris la plume en juillet 2026. Il a adressé un courrier à l’ensemble des lauréats des Folies architecturales afin de faire un point précis sur l’avancement de chaque projet. Cette initiative vise à débloquer les situations et à relancer les chantiers.
Pour Oasis, aucun permis de construire n’a encore été déposé, et aucune date de début de travaux n’est annoncée. Le projet, qui devait être livré en 2027, semble donc compromis à court terme. La Ville précise que des discussions sont en cours avec les opérateurs, mais sans plus de détails sur les échéances.
Un contexte de crise immobilière généralisée
La crise immobilière touche l’ensemble du secteur en France, et Montpellier n’est pas épargnée. La hausse des taux d’intérêt, le coût des matériaux et les difficultés de financement freinent de nombreux projets. Les Folies architecturales, qui ambitionnaient de renouveler le paysage urbain, subissent de plein fouet ces contraintes économiques.
Malgré tout, la municipalité reste confiante et affirme travailler activement avec les promoteurs pour trouver des solutions. Le maire Michaël Delafosse a réaffirmé son attachement à ces projets emblématiques, mais sans donner de calendrier précis pour leur reprise.



