Assurances et maintenance : les charges de copropriété flambent
Charges de copropriété : hausse record des assurances

Les assurances sont le poste qui augmente le plus (+ 16 % sur un an), suivi des contrats de maintenance (+ 12 %), devançant désormais l’énergie, selon la troisième édition du baromètre annuel réalisé par Matera, quatrième acteur de la gestion de copropriété en France. « Concrètement, cela représente 43 euros supplémentaires par lot sur la seule année 2025 », commente Raphaël Di Meglio, président de Matera.

Une hausse généralisée des charges

Au total, les charges ont progressé l’an dernier de 4,7 % et, sur trois ans, de 9,6 %. Le poids des aléas climatiques est déterminant : la multiplication des sinistres (inondations, sécheresse, incendies) en est la cause. Elle crée surtout de fortes disparités entre les régions. Les charges de copropriété augmentent ainsi de 13,3 % dans les Pays de la Loire – plus de deux fois la moyenne nationale –, soit une augmentation de la facture de 80 euros par lot et par an. Elles progressent de 8,2 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 7,1 % en Bretagne. À l’inverse, elles ne s’accroissent que de 2,7 % dans le Grand Est et de 4,1 % en Île-de-France.

L’Île-de-France, région la plus chère

La région parisienne reste la région où le niveau de charges est le plus élevé en France : 1 158 euros par lot et par an contre une moyenne de 913 euros au niveau national. C’est 27 % de plus que le reste de la France. Le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne sont les départements les plus impactés par l’augmentation des charges de copropriété (+ 13,1 % et + 13,9 % respectivement), suivis de l’Essonne (+ 10 %). En revanche, les Yvelines, après une forte hausse en 2024, ont enregistré l’an dernier une augmentation de seulement 2,1 %. Paris est, de loin, le département où les charges de copropriété sont les plus élevées : 1 423 € en moyenne par lot et par an, en hausse de 7,5 % sur un an. L’augmentation des primes d’assurance (+ 21 %) s’explique par le vieillissement du bâti.

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Impact de la guerre sur l’énergie

En six ans, la facture de gaz d’un foyer type de quatre personnes est passée de 630 à 1 260 € par an. Déjà entre mars 2020 et mars 2026, avant même le déclenchement du conflit en Iran, la facture énergétique des ménages avait fortement progressé. « L’impact de la guerre vient se superposer à une hausse structurelle des prix amorcée il y a plusieurs années », rappelle Sylvain Le Falher de la société Hello Watt. Le prix du gaz avait augmenté de 101 %, soit un doublement, tandis que celui du fioul s’était accru de 44 %. Ainsi, pour une consommation de 10 000 kWh, la facture de gaz d’un foyer type de quatre personnes est passée de 630 à 1 260 € par an. 10,3 millions de foyers seraient concernés par les récentes augmentations. « Pour un foyer de quatre personnes chauffé au gaz, si les cours se maintiennent à un niveau très élevé autour de 70 €/MWh, la hausse pourrait être de 50 %, soit un surcoût de 525 € par an. »

Les utilisateurs de fioul sont frappés encore plus brutalement : directement indexé sur le cours du pétrole brut, sans aucun tarif régulé, le prix du fioul domestique a flambé de plus de 40 % en dix jours, explosant le budget de près de 2,6 millions de foyers. Parmi les départements les plus exposés, la Moselle où plus de 40 % des foyers sont chauffés au gaz, avec une consommation moyenne annuelle de 12 MWh, suivie par le Nord et la Meurthe-et-Moselle.

Des solutions pour réduire la facture

Pour Pierre-François Morin, directeur de l’activité Rénovation énergétique d’Hello Watt, remplacer son système de chauffage au gaz par une pompe à chaleur en profitant des différentes aides et notamment des certificats d’économie d’énergie. Et à court terme, opter pour un contrat gaz à prix fixe.

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