La hausse de la taxe foncière métropolitaine continue de susciter des débats animés au sein du conseil municipal de Saint-Jean-de-Védas. Lors de la séance du 28 mai, les échanges, bien que respectueux, ont mis en lumière des divergences profondes entre les élus sur cette question fiscale.
Une augmentation votée en avril
Pour rappel, le 28 avril dernier, le conseil de métropole avait voté une augmentation significative de la part métropolitaine de la taxe foncière sur le bâti, la faisant passer de 0,167 % à 5,8 %. Parmi les trois représentants de la commune, le maire Patrick Hivin et Camille Rolland s'étaient prononcés en faveur de cette hausse, tandis qu'Emmanuelle Mysona avait voté contre.
Des critiques de l'opposition
Emmanuelle Mysona (Saint-Jean ensemble) a vivement critiqué cette décision, qu'elle juge injuste pour les propriétaires et inéquitable entre les communes. Elle a également déploré l'absence de solutions alternatives pour combler le déficit de fonctionnement de 45 millions d'euros, estimant que d'autres pistes auraient dû être explorées avant d'en arriver à une telle augmentation.
La défense du maire
En réponse, le maire Patrick Hivin a assumé son vote favorable, tout en précisant qu'il ne l'avait pas fait "de gaieté de cœur". Il a qualifié cette hausse de "solution la moins mauvaise" pour préserver les services publics relevant des compétences métropolitaines, tels que la voirie, les transports, les piscines ou la gestion des déchets. Il a également souligné que le taux initialement envisagé avait pu être ramené de 8 % à 5,8 %, grâce à des négociations.
Un manque de concertation dénoncé
Philippe Hippert (Collectif Védasien) a dénoncé un manque de concertation et un "problème de démocratie" autour de cette hausse fiscale. Il a regretté que les élus védasiens n'aient pas été associés aux discussions préalables, ce qui aurait permis, selon lui, d'envisager d'autres solutions.
Frédéric Gil (Saint-Jean ensemble) a estimé que cette hausse d'impôt servait à combler le déficit hérité du précédent mandat métropolitain. Il a également accusé le président de la Métropole d'avoir mis les élus devant le fait accompli, et a prévenu que les habitants mesureraient les conséquences de cette décision à l'automne, lorsque les nouveaux taux s'appliqueront.
Les autres délibérations adoptées sans difficulté
Malgré ces tensions, l'ensemble des autres délibérations a été adopté sans difficulté, notamment les subventions aux associations. Seule la désignation des représentants dans plusieurs commissions a suscité des réserves de la part de Philippe Hippert et Frédéric Gil, qui ont regretté "une place insuffisante accordée aux élus d'opposition".
Le débat sur la taxe foncière métropolitaine n'est donc pas clos à Saint-Jean-de-Védas, et les prochains mois pourraient voir de nouvelles discussions sur ce sujet brûlant.



