Le tribunal judiciaire d'Alès a rendu son verdict, ce jeudi 13 août, dans une affaire de trafic de stupéfiants en provenance d'Espagne et des Pays-Bas. Le prévenu désigné comme donneur d'ordres, surnommé « le barbu » durant le procès, a écopé de la peine maximale requise : dix ans d'emprisonnement, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, d'un maintien en détention et d'une amende de 300 000 €.
Un procès suivi depuis le début de la semaine
Le procès, qui se tenait depuis le début de la semaine au palais de justice d'Alès, s'est achevé ce jeudi. À 13 h 30, le président Edel et ses assesseurs sont revenus dans la salle d'audience pour prononcer les délibérations. D'emblée, le président a déclaré : « Le tribunal vous déclare tous coupables des faits reprochés ! » avant de lire les peines retenues contre chacun des prévenus.
Le principal mis en cause, celui que l'on visait comme « le barbu », a reçu la sanction maximale pour ce type d'affaire de stupéfiants. En plus des dix ans de prison, il devra s'acquitter d'une amende de 300 000 €. Tous les prévenus, accompagnés ou non de leurs conseils, ont écouté le prononcé de leurs sentences.
Des peines contrastées pour les autres prévenus
Le conducteur des voitures chargées de drogue, originaire de Ners, comparaissait libre sous contrôle judiciaire après avoir passé un an en détention provisoire. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt et une amende de 40 000 €. Il a quitté la salle d'audience menottes aux poignets, escorté par des policiers vers la maison d'arrêt de Nîmes.
La « nourrice » a été condamnée à quatre ans de prison, dont un avec sursis probatoire, et à une amende de 20 000 €. Bien qu'incarcérée, elle échappe au maintien en détention ; les sept mois restant à purger sont aménageables. L'« achemineur » de la voiture entre Ners et chez la « nourrice » a évité un retour en cellule qui était requis. Il a pris quatre ans, dont deux avec sursis probatoire, et une amende de 20 000 € ; sa dernière année de prison est également aménageable.
Un incident en fin d'audience
L'audience s'est levée, mais le procès s'est conclu par un incident. Dans la salle des pas perdus, la proche d'un prévenu a adressé une menace, en lançant le terme « DZ », à une avocate alésienne qui ne plaidait pas dans ce dossier. Quelques tensions ont suivi devant les marches du palais, peu avant l'arrivée du Garde des Sceaux, Gérard Darmanin.



