Immobilier : gagner jusqu'à 78 m² en périphérie des métropoles
Gagner jusqu'à 78 m² en périphérie des métropoles

S'éloigner des cœurs des grandes villes françaises permet généralement d'acheter un logement plus grand. Cette information sur l'accessibilité immobilière en périphérie des métropoles est confirmée par une nouvelle enquête SeLoger-Meilleurs Agents publiée mercredi. Avec un budget de 250 000 euros, frais d'agence et de notaire compris, les communes en périphérie des métropoles offrent des gains de surface allant jusqu'à 78 m² par rapport aux cœurs de ville, selon le site d'annonces immobilières.

Des écarts de surface considérables

Aux deux extrémités de cette étude, on trouve Paris avec un petit 23 m² pour 250 000 euros, et Mulhouse ou Saint-Étienne où l'on peut acquérir un appartement de 180 m² au même budget. Autour de Lille, Roubaix offre 141 m² pour une maison avec ce budget, contre 63 m² dans la métropole, soit un gain de surface de 78 m². Autour de Lyon, Saint-Fons permet d'acquérir 70 m² pour une maison, soit 32 m² supplémentaires par rapport à la capitale des Gaules. Un acquéreur peut enfin espérer une maison de 62 m² à Strasbourg, et de 83 m² à Erstein, soit 21 m² de plus.

Les contraintes de la vie en périphérie

Plus on s'éloigne du cœur des grandes métropoles, plus l'achat devient théoriquement possible. Mais l'équation est plus complexe que le prix au mètre carré, car vivre en périphérie engendre des contraintes. Un foyer peut avoir besoin de deux véhicules, engendrant des frais d'essence, d'assurance, de contrôles, et parfois un abonnement ferroviaire. Posséder un véhicule coûte en moyenne 416 euros par mois en France, soit près de 5 000 euros par an, selon une étude de Roole data de 2025. Autant de charges qui peuvent rogner une grande partie du gain immobilier.

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La hausse de la taxe foncière

Outre les frais liés à la voiture, le coût des infrastructures étendues est répercuté par les communes périurbaines sur les ménages, via des hausses de taxe foncière. Selon les chiffres de l'administration fiscale, les propriétaires ont payé en moyenne 1 117 euros en 2025, contre environ 800 euros en 2020, soit une augmentation de 35 %. Au Mans, le taux de prélèvement est passé de 13,65 % en 2020 à 34,71 % en 2025, soit une hausse de 154,29 %. Limoges a connu une flambée de 117,84 % et Annecy de 109,23 %. Vivre dans le cœur de ville ou dans sa périphérie, c'est donc arbitrer entre patrimoine possible et contraintes.

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