À 31 ans, Justine, une jeune femme active, a réalisé son rêve de devenir propriétaire en achetant un appartement de 50 m² à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Son parcours, jalonné de recherches et de démarches administratives, illustre les défis auxquels sont confrontés les primo-accédants en région parisienne.
Un projet mûri de longue date
Justine, cadre dans une entreprise de services, a commencé à chercher un bien immobilier en 2024. Après deux ans de visites et de simulations, elle a finalisé l'achat en juin 2026. Le prix d'achat s'élève à 210 000 euros, un montant qu'elle a pu financer grâce à un prêt à taux zéro (PTZ) de 40 000 euros, un prêt immobilier classique de 140 000 euros et un apport personnel de 30 000 euros. « Sans le PTZ, je n'aurais jamais pu acheter », confie-t-elle.
Les difficultés du marché francilien
Le marché immobilier en Île-de-France reste tendu, avec des prix moyens de 5 000 euros le mètre carré dans les communes de la petite couronne. Justine a dû revoir ses critères à la baisse : elle cherchait initialement un trois-pièces, mais a finalement opté pour un deux-pièces. « J'ai visité plus de vingt appartements, certains étaient trop chers, d'autres nécessitaient trop de travaux », explique-t-elle. Selon la Chambre des notaires de Paris, le nombre de transactions dans le Val-de-Marne a baissé de 12 % en 2025 par rapport à 2024, signe d'un ralentissement du marché.
Les étapes clés de l'achat
Pour concrétiser son projet, Justine a d'abord obtenu un accord de principe de sa banque, puis a signé un compromis de vente en mars 2026. L'acte authentique a été signé chez le notaire en juin. Les frais de notaire, représentant 7 % du prix d'achat, soit 14 700 euros, ont été inclus dans le prêt immobilier. « Le plus long a été de rassembler tous les documents pour le prêt : fiches de paie, relevés de compte, avis d'imposition », se souvient-elle.
Les aides disponibles pour les primo-accédants
Outre le PTZ, Justine a bénéficié d'une réduction d'impôt via le dispositif Pinel, qui permet de déduire 12 % du prix d'achat sur six ans, soit 25 200 euros. Elle a également utilisé le compte épargne logement (CEL) qu'elle avait ouvert à 18 ans, lui offrant un taux d'intérêt préférentiel de 2,5 % sur une partie de son prêt. Selon l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL), ces dispositifs ont permis à 200 000 ménages d'accéder à la propriété en 2025.
Les conséquences sur le budget
Devenue propriétaire, Justine doit désormais faire face à des charges mensuelles de 1 200 euros (remboursement du prêt, charges de copropriété, taxe foncière), contre 900 euros de loyer auparavant. « C'est un effort financier, mais je sais que je construis un patrimoine », affirme-t-elle. La taxe foncière, fixée à 1 800 euros par an, représente une dépense non négligeable. Cependant, elle espère que la valeur de son bien augmentera à long terme, suivant la tendance historique de hausse des prix dans la région.



