Les taux des crédits immobiliers se maintiennent à un niveau stable cet été, offrant une respiration aux emprunteurs. Selon les données des courtiers, le taux moyen sur 20 ans s'établit autour de 3,5% en juillet, inchangé par rapport à juin. Cette stabilité intervient après une période de hausse rapide en 2023 et début 2024.
Une stabilité inattendue
Contrairement aux prévisions de certains analystes qui anticipaient une nouvelle hausse, les taux restent sagement positionnés. « Les banques ont ajusté leurs grilles pour rester compétitives, malgré le contexte de remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne », explique Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux. Cette tendance est confirmée par l'Observatoire Crédit Logement/CSA, qui note une légère baisse des taux moyens sur 15 ans (3,25%) et 25 ans (3,65%).
Des conditions d'emprunt assouplies
Parallèlement, les banques assouplissent leurs conditions d'octroi. Le taux d'effort maximum, plafonné à 35% des revenus, est parfois dépassé pour les profils les plus solides. De plus, la durée maximale d'emprunt reste à 25 ans, mais certains établissements proposent des dérogations jusqu'à 27 ans pour les primo-accédants. « Nous observons un retour de la concurrence entre banques, ce qui profite aux emprunteurs », ajoute Cécile Roquelaure, directrice des études d'Empruntis.
Impact sur le marché immobilier
Cette stabilité des taux devrait soutenir le marché immobilier, qui a connu un ralentissement ces derniers mois. Les volumes de transactions restent toutefois inférieurs de 15% par rapport à 2022, selon la Fédération nationale de l'immobilier. Les prix, quant à eux, ont baissé de 2% en moyenne sur un an, rendant l'accession à la propriété plus abordable.
Perspectives pour la rentrée
Les courtiers prévoient une stabilité jusqu'à la fin de l'été, mais une possible hausse modérée à l'automne si la BCE continue de durcir sa politique monétaire. « Les emprunteurs ont intérêt à profiter des conditions actuelles pour concrétiser leur projet », conseille Maël Bernier. En attendant, les banques restent ouvertes à la négociation, notamment pour les dossiers bien préparés.



