L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a publié, jeudi 15 octobre, son rapport annuel sur la taxe foncière. Selon ce document, le montant moyen de l’impôt foncier en France s’établit à 635 euros par an. En Occitanie, la moyenne régionale est légèrement supérieure, à 670 euros. Mais dans les quatre grandes métropoles de la région, ce montant grimpe à environ 1 000 euros par an, avec des écarts notables entre les villes.
Montpellier, la ville la plus taxée d’Occitanie
Le rapport de l’UNPI, qui analyse l’évolution des taux et des montants sur les deux dernières décennies, classe Montpellier en tête des villes d’Occitanie pour la taxe foncière. Avec un montant moyen de 1 137 euros par an (hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères), la ville se positionne au 8e rang national. Son taux brut atteint 54,28 %, ce qui la place au 6e rang en France. La valeur locative moyenne des biens y est de 4 190 euros.
Nîmes suit de près avec un taux brut de 54,00 %, soit le 7e taux le plus élevé du pays. Cependant, la valeur locative moyenne y est plus faible, à 3 979 euros, ce qui ramène la taxe foncière moyenne à 1 074 euros par an (16e rang national). Perpignan affiche un taux de 50,50 % (13e) et une valeur locative moyenne de 4 340 euros, la plus élevée des quatre villes, pour une taxe moyenne de 1 096 euros (12e).
Toulouse, la seule ville sous la barre des 1 000 euros
Toulouse, capitale régionale, se distingue par un taux brut de 49,67 %, le seul sous la barre des 50 % parmi les quatre métropoles. Avec une valeur locative moyenne de 4 019 euros, la taxe foncière moyenne y est de 998 euros par an, soit le 23e rang national. C’est également la seule ville où le montant de la taxe foncière, hors taxe d’ordures ménagères, passe sous le seuil des 1 000 euros.
L’UNPI souligne que le montant de la taxe foncière a bondi de 93,4 % en France entre 2005 et 2025, soit deux fois et demie l’inflation. Cette hausse se reflète dans les données régionales, même si les variations entre villes restent importantes.
La taxe d’ordures ménagères creuse les écarts
Le rapport de l’UNPI intègre également la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. À Montpellier, cette taxe s’élève à 306 euros par an, portant le cumul à 1 443 euros, ce qui confirme la position de la ville comme la plus chère pour les propriétaires. Nîmes et Perpignan affichent chacune une taxe ordures ménagères de 210 euros, portant leur cumul respectif à 1 284 et 1 306 euros. Toulouse reste la ville la moins chère avec 163 euros pour cette taxe, soit presque deux fois moins qu’à Montpellier, et un cumul de 1 161 euros.
En comparant les taux cumulés (taxe foncière et taxe ordures ménagères), Montpellier se classe 6e au niveau national avec 68,90 %. Nîmes (64,54 %) et Perpignan (60,20 %) occupent respectivement les 14e et 17e rangs. Toulouse, avec 57,77 %, sort du top 20 et se positionne au 26e rang national.
Ces données, issues du rapport de l’UNPI, montrent que les propriétaires d’Occitanie sont parmi les plus taxés de France, avec des disparités marquées entre les métropoles. Les quatre villes étudiées figurent toutes dans le top 20 des taux de taxe foncière les plus élevés du pays, à l’exception de Toulouse pour le taux cumulé. Cette situation pourrait influencer les décisions des propriétaires et des futurs acquéreurs dans la région.