Marguerittes : hausse des taxes foncières et résidences secondaires, l'opposition réagit
Marguerittes : hausse des taxes, l'opposition monte au créneau

Le conseil municipal de Marguerittes a adopté le budget 2026 le 29 avril, marqué par une hausse significative de la fiscalité locale. La majorité municipale justifie cette augmentation par la nécessité de financer les investissements sans recourir à l'emprunt, tandis que l'opposition dénonce une pression fiscale accrue sur les administrés.

Une hausse de 10 % de la taxe foncière

La taxe foncière sur les propriétés bâties passe de 49,76 % à 54,76 %, soit une augmentation d'environ 10 %. Pour un foyer moyen payant actuellement 1 700 € par an, cela représente environ 100 € supplémentaires, soit une hausse mensuelle d'une dizaine d'euros pour les contribuables mensualisés. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires augmente quant à elle de 15,83 % à 20,83 %, soit une hausse de 31,5 %.

Les justifications de la majorité

Renaud Leroi, adjoint aux finances, explique que les taux n'avaient pas été augmentés depuis 2011. Il précise que les bases des valeurs locatives datent de 1970 et sont particulièrement basses à Marguerittes par rapport aux communes voisines comme Bouillargues ou Manduel. Selon lui, ces bases ne reflètent plus la réalité des équipements publics développés depuis cinquante ans, tels que les écoles, crèches, collège et infrastructures municipales.

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La hausse votée devrait générer environ 500 000 € de recettes supplémentaires, intégralement affectées au financement des investissements communaux. Un courrier d'information sera envoyé prochainement aux administrés par le maire.

L'opposition monte au créneau

Stéphane Guillemin, élu d'opposition, a voté contre cette augmentation. Il alerte sur les conséquences pour les contribuables : "Ces cinq points correspondent à une hausse des impôts fonciers proche de 10 %. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires augmente de 31,5 %." L'opposition dénonce une décision lourde pour les ménages et les propriétaires de résidences secondaires.

Le débat reste vif entre la majorité, qui mise sur la fiscalité pour financer les services publics sans emprunt, et l'opposition, qui craint un impact négatif sur le pouvoir d'achat des habitants.

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