Vinci Concessions défend le modèle de financement autoroutier par péage
Vinci Concessions défend le modèle par péage

Le directeur général de Vinci Concessions, Nicolas Notebaert, a réaffirmé lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence le consensus autour du financement du réseau autoroutier par les péages plutôt que par l'impôt. Alors que le contrat de concession d'Escota, qui gère les autoroutes du sud de la France, expire le 29 février 2032, plusieurs échéances clés ont été franchies.

Préparation de la fin de concession Escota

En février 2025, l'État et Vinci ont notifié le plan d'entretien et de rénovation 2027-2032, garantissant le bon état du réseau jusqu'à la fin de la concession. Un dernier avenant au contrat de plan, désormais soumis au Conseil d'État, prévoit des aménagements comme l'installation de bornes de recharge électrique et des voies réservées autour de Sophia-Antipolis. Pour ASF (Autoroutes du Sud de la France), dont le contrat court jusqu'en 2036, un nouvel échangeur a été ouvert à Salon-de-Provence.

L'avenir des concessions : péage ou impôt ?

La loi-cadre Ambition France Transport, portée par Dominique Bussereau, souligne que la France ne peut se passer du péage. Selon Notebaert, une étude suisse classe le réseau français comme le meilleur d'Europe. « Si on n'était qu'entre Français, on pourrait dire que c'est l'usager ou l'impôt. Là, comme il y a les poids lourds espagnols, italiens, ce serait bien dommage de ne pas les faire contribuer », explique-t-il. Il ajoute que 25 % du chiffre d'affaires de la région provient du trafic international.

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Investissements et adaptation climatique

Pour les vingt prochaines années, les besoins d'investissement sont estimés à 27 milliards d'euros. Notebaert précise que l'État est le principal bénéficiaire des péages : sur 12,5 milliards de recettes annuelles (dont 50 % issus des réseaux Vinci), 48 % reviennent à l'État. Il souligne l'importance d'adapter le réseau aux risques climatiques, notamment les inondations et les incendies, comme dans le Var où le débroussaillage est pratiqué depuis 50 ans.

Évolution des tarifs

Notebaert compare le coût du trajet Lyon-Aix (28,30 €) avec le TGV, jugé plus cher. En dix ans, le péage a augmenté de 12 %, contre 20 % d'inflation. Il cite l'exemple de Nice-Saint-Isidore, où le péage est stable depuis 15 ans grâce à une décision de l'État. « Globalement, le péage augmente beaucoup moins que le reste des prix », affirme-t-il, tout en reconnaissant que les tarifs ne baisseront pas, car l'État utilise une partie des recettes pour financer les routes nationales gratuites et le ferroviaire.

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