Solliès-Pont sous la IIIe République : une vie sociale animée par les cafés et les cercles
Solliès-Pont : cafés et cercles sous la IIIe République

À la fin du XIXe siècle, Solliès-Pont ne disposait ni de théâtre ni de salle des fêtes, mais la vie sociale y était particulièrement animée. Les habitants se retrouvaient après le travail dans les nombreux cafés qui bordaient les places et la gare, véritables maisons du village. Selon Var-matin, la commune possédait alors une douzaine de cafés, certains accueillant les cultivateurs, d'autres les artisans ou les commerçants.

Les cafés, véritables maisons du village

Dans ces établissements, on buvait du vin du pays, des apéritifs, des limonades ou du café, encore considéré comme une boisson précieuse. Ils ouvraient tôt le matin et fermaient tard le soir. Les jours de marché ou lors des foires agricoles, ils ne désemplissaient pas. Une reconstitution du café Martin, situé face à la gare, a été réalisée par intelligence artificielle pour illustrer cette époque.

Les cercles, entre convivialité et engagement

À côté des cafés, des cercles privés permettaient à leurs adhérents de se retrouver régulièrement dans un local commun. Le Cercle Français rassemblait les républicains modérés, attachés aux institutions de la IIIe République, tandis que le Cercle de l'Avenir réunissait souvent une génération plus jeune, tournée vers les idées nouvelles, le progrès et les réformes sociales. D'autres établissements accueillaient davantage les cultivateurs, les commerçants ou certaines familles du village.

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Les sociétés rythment la vie du village

En parallèle, de nombreuses sociétés locales se développaient : des sociétés de musique qui animaient les fêtes patronales, des sociétés de tir, des sociétés de secours mutuels venant en aide aux malades et aux familles en difficulté, ainsi que des associations sportives ou de gymnastique qui commençaient à apparaître. Ces structures jouaient un rôle essentiel à une époque où il n'existait ni sécurité sociale ni système de protection comparable à celui d'aujourd'hui.

La politique s'invite dans les cafés

Sous la IIIe République, les élections devenaient de véritables événements. Les cafés accueillaient les réunions électorales, avec des discussions parfois passionnées entre républicains, monarchistes ou radicaux. Les résultats étaient commentés jusque tard dans la soirée. Il n'était pas rare qu'un candidat fasse le tour des établissements pour rencontrer directement les électeurs. Ainsi, bien avant les réseaux sociaux, c'est autour des tables des cafés que se fabriquait l'opinion publique, faisant du café l'un des principaux lieux d'expression de la démocratie locale.

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