Renault supprime plus de 600 postes dans l'ingénierie en France
Le constructeur automobile Renault a annoncé ce lundi la suppression de plus de 600 postes dans son département d'ingénierie en France. Cette décision s'inscrit dans le cadre du plan d'économies de l'entreprise, qui vise à réduire les coûts de 2 milliards d'euros d'ici 2025.
Un plan d'économies drastique
Selon un porte-parole de Renault, ces suppressions de postes concernent principalement les sites de Guyancourt (Yvelines) et de Toulouse (Haute-Garonne). Le plan prévoit également des départs volontaires et des reclassements internes. « L'objectif est d'adapter notre organisation aux évolutions du marché automobile et de renforcer notre compétitivité », a-t-il déclaré.
Réactions des syndicats
Les syndicats ont vivement réagi à cette annonce. La CGT a dénoncé « un nouveau plan social déguisé » et a appelé à la mobilisation. « Ces suppressions de postes sont inacceptables alors que Renault a bénéficié de millions d'euros d'aides publiques », a indiqué un représentant syndical.
Impact sur l'emploi
Ces suppressions de postes s'ajoutent aux 15 000 suppressions annoncées en 2020 dans le cadre du plan « Renaulution ». Au total, l'effectif de Renault en France est passé de 48 000 à environ 40 000 salariés en cinq ans. La direction assure que ces mesures sont nécessaires pour assurer la pérennité de l'entreprise.
Contexte économique difficile
Renault fait face à une baisse de ses ventes et à une concurrence accrue, notamment des constructeurs chinois. Le groupe a enregistré une perte nette de 354 millions d'euros en 2023. Le plan d'économies vise à réduire les coûts fixes et à investir dans les véhicules électriques.
Prochaines étapes
Les négociations avec les syndicats devraient débuter dans les prochaines semaines. La direction espère éviter des licenciements secs en privilégiant les départs volontaires et les reclassements. Cependant, les syndicats restent sceptiques quant à la mise en œuvre de ces mesures.



