Nicolas Rodriguez, maire de Cavalaire : une journée entre marché, RH et urbanisme
Nicolas Rodriguez, maire de Cavalaire : une journée au cœur de la ville

Nicolas Rodriguez, architecte de profession, a été élu maire de Cavalaire en mars dernier. Dans le cadre de la série de Var-Matin sur les nouveaux maires du Golfe, il a ouvert sa journée au marché hebdomadaire, un rendez-vous incontournable pour recueillir les doléances des habitants. Accompagné de son deuxième adjoint Brice Ancelin, il a déambulé entre les étals, échangeant avec commerçants et administrés.

Un marché sous le signe des problèmes de stationnement

Les commerçants ont fait remonter un manque de places de parking, conséquence directe des projets Ecobleu et Cœur de ville lancés avant les élections. Le nouveau conseil municipal a annulé le permis de construire du projet Cœur de ville. Pour pallier cette carence, Nicolas Rodriguez envisage d'ouvrir le terrain adjacent au gymnase, initialement prévu pour le projet avorté, afin de récupérer entre 100 et 130 places. « On va reboucher ce trou, enlever les préfabriqués et récupérer entre 100 et 130 places », a-t-il expliqué.

Des sollicitations multiples et une fourrière résolue

De retour au marché, le maire a été confronté à diverses demandes : toilettes publiques en panne, dangerosité de l'avenue Lyautey, neuf véhicules garés illégalement avant le début du marché. Il a également mentionné un problème de fourrière résolu de justesse : « Une autre surprise lorsque nous sommes arrivés, nous n’avions plus de fourrière car le terrain qu’elle occupe devait recevoir un immeuble. Heureusement que nous avons réglé le problème. » Pour améliorer la communication, il envisage de créer un stand sur le marché tenu à tour de rôle par les élus.

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Un maire réservé mais déterminé

Interrogé sur son bonheur dans sa nouvelle fonction, Nicolas Rodriguez a répondu : « On fait… On fait… On se met en place. » De nature réservée, il reconnaît que la campagne électorale l'a aidé à développer le contact direct avec les administrés et les prises de parole en public. Si l'urbanisme est son point fort en tant qu'architecte, la représentation et les protocoles sont une découverte : « J’essaye de répondre présent à tout mais lorsque j’échange avec les autres maires, ça me rassure, je comprends qu’on ne peut être partout. »

Gestion interne : les ressources humaines, un chantier prioritaire

De retour à l'hôtel de ville, la journée s'enchaîne avec une succession de rendez-vous, principalement axés sur la gestion interne. Les ressources humaines constituent le chantier le plus chronophage depuis le début de son mandat. La commune compte près de 300 agents « et presque autant de fonctionnements à la carte », observe-t-il. Il doit régler des cumuls d'heures supplémentaires et de congés payés, supprimer des postes aménagés obsolètes, et surtout renouveler la direction : « Nous n’avions pas de directeur des services techniques depuis quatre ans, nous allons changer aussi de directeur général des services. On connaissait le problème mais on en découvre l’ampleur. » Il attend la fin des recrutements pour apporter des changements significatifs.

Un emploi du temps surchargé et une double casquette à concilier

Depuis quatre mois, Nicolas Rodriguez travaille en moyenne 14 à 16 heures par jour, ce qui lui laisse peu de temps pour son cabinet d'architecture. « Je savais que pendant un an, le temps que l’outil mairie soit autonome, j’aurai peu de temps. La priorité, c’est mon mandat mais je compte bien poursuivre mon activité. Mon rêve c’était d’être architecte, pas maire ! », confie-t-il. Seul le badminton lui permet de déconnecter : « Ça fait partie des choses qui sont bloquées dans mon agenda. Je suis concentré sur mon sport, je pose le téléphone et je ne pense à rien d’autre. » Il souligne également le soutien indispensable de sa compagne et de sa belle-fille de 17 ans, malgré les sollicitations dont ils sont parfois l'objet.

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