Jean Castex réorganise SNCF Voyageurs et écarte Christophe Fanichet
Jean Castex réorganise SNCF Voyageurs et écarte son patron

Jean Castex, président de la SNCF, a annoncé le 22 juillet 2026 une modification de la gouvernance de SNCF Voyageurs, la branche dédiée au transport de voyageurs, et le départ de son directeur général Christophe Fanichet. Cette décision intervient dans un contexte de tensions récurrentes sur la qualité de service et les résultats financiers de l'entreprise publique.

Un changement à la tête de SNCF Voyageurs

Christophe Fanichet, qui occupait le poste de directeur général de SNCF Voyageurs depuis 2019, quitte ses fonctions avec effet immédiat. Selon un communiqué de la SNCF, cette décision a été prise par Jean Castex afin de "simplifier et renforcer l'efficacité de la gouvernance". Aucun successeur n'a été nommé dans l'immédiat ; la direction de la branche sera assurée temporairement par un comité de pilotage présidé par le directeur général délégué de la SNCF, Franck Lacroix.

Une réorganisation en profondeur

La nouvelle gouvernance prévoit la création de trois pôles opérationnels au sein de SNCF Voyageurs : un pôle "Grandes Lignes" (TGV, Intercités), un pôle "Transports du Quotidien" (TER, Transilien) et un pôle "Services & Innovation" (billetterie, applications, services numériques). Chaque pôle sera dirigé par un directeur général adjoint qui rapportera directement à Jean Castex. Cette structure vise à "accélérer la prise de décision et améliorer la réactivité face aux attentes des voyageurs", selon le communiqué.

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La réorganisation s'accompagne d'un plan de réduction des coûts de 15 % sur trois ans, soit environ 1,2 milliard d'euros d'économies, afin de rétablir la rentabilité de SNCF Voyageurs, qui a enregistré une perte nette de 450 millions d'euros en 2025. Jean Castex a déclaré : "Nous devons impérativement retrouver une trajectoire financière soutenable tout en offrant un service de qualité à nos clients. Cette réorganisation est une étape nécessaire."

Réactions et perspectives

Les syndicats ont accueilli fraîchement cette annonce. La CGT-Cheminots a dénoncé une "réorganisation brutale" et un "manque de dialogue social", tandis que l'UNSA-Ferroviaire a réclamé des garanties sur l'emploi et les conditions de travail. Du côté des associations d'usagers, la FNAUT a salué "la volonté d'améliorer la gouvernance", mais a mis en garde contre des coupes budgétaires qui pourraient nuire à la qualité du service.

Cette réorganisation intervient alors que la SNCF fait face à des défis majeurs, notamment l'ouverture à la concurrence des lignes TGV à partir de 2025, qui a déjà entraîné une baisse de parts de marché sur certaines liaisons. La nouvelle gouvernance devra également gérer la modernisation du réseau et l'intégration des innovations technologiques.

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