L'Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee) a publié son rapport annuel sur le travail intérimaire en 2025 à Monaco. Les chiffres révèlent une baisse globale de l'activité, principalement due à l'achèvement de grands chantiers de construction.
Moins de salariés et d'heures travaillées
En 2025, 6 458 salariés étaient employés par des agences de travail temporaire, soit 1 350 de moins qu'en 2024. Le nombre d'heures travaillées a chuté à 8,7 millions sur l'année, en baisse de 23,8 % par rapport à l'année précédente.
Un niveau historiquement élevé
Malgré cette baisse, les indicateurs restent parmi les plus hauts jamais observés. Entre 2021 et 2025, le nombre de salariés intérimaires a augmenté de 12,2 % (plus de 700 intérimaires supplémentaires), et le volume d'heures travaillées a progressé de 4,3 % (plus de 350 000 heures). Sur la même période, l'emploi privé hors intérim a crû de 12,4 %, soit une progression similaire.
Chiffre d'affaires en repli
Le chiffre d'affaires des agences d'intérim inscrites au répertoire du commerce et de l'industrie de Monaco a atteint 269 millions d'euros en 2025, en baisse de 16,4 % par rapport à 2024. Cependant, il a progressé de 23,7 % sur cinq ans, soit 51,6 millions d'euros supplémentaires.
Profil des intérimaires
Sur les 6 458 salariés intérimaires, 5 559 sont des hommes (86,1 %) et 898 des femmes. Cette part masculine est bien plus élevée que dans le privé (61,1 %). Les intérimaires sont en moyenne plus jeunes (40,6 ans contre 42,5 ans) et résident quasi tous hors de la Principauté (98,4 %). La nationalité portugaise est sur-représentée (21,0 % contre 6,8 % dans le privé), tandis que les Français sont sous-représentés (42,6 % contre plus de 60 %).
Moins de missions, mais plus de contrats très courts
En 2025, 48 752 missions d'intérim ont été réalisées, soit près de 1,7 million de journées. Ces chiffres sont en baisse de 13,9 % et 35,3 % respectivement par rapport à 2024. Néanmoins, le nombre de missions a augmenté de 28,4 % sur la période 2021-2025, avec plus de 10 000 contrats supplémentaires. Par ailleurs, 35,5 % des missions (plus de 17 000) ont duré une seule journée, soit une hausse de 6,1 points par rapport à 2024. Ces contrats très courts sont principalement concentrés dans les activités de restauration (près de six missions sur dix).
La construction, principal moteur
En 2025, 40 % des missions ont été effectuées pour le compte d'entreprises du bâtiment, représentant près de 70 % des jours travaillés en intérim. La construction est suivie par l'hébergement-restauration (près d'un quart des missions) et les activités de service administratif et de soutien (11,5 %).



