Ce vendredi, des salariés de l'enseigne Brico Dépôt à Sainte-Musse, Toulon, se sont mis en grève, soutenus par les délégués de la CGT. Le mouvement devait également concerner les 126 autres magasins de l'enseigne en France, propriété du groupe Kingfisher.
Des grilles salariales dépassées par le Smic
Christophe, membre du comité social d'entreprise du site, explique : « Nous sommes en grève parce que nos dirigeants ne veulent pas réévaluer nos grilles salariales, dépassées par le Smic. Chez nous, c’est environ cinq ans au salaire le plus bas, coefficient 120, et ensuite un peu plus, coefficient 140. C’est quasi dix ans au plus bas. »
Les salariés distribuaient des tracts aux clients pour faire connaître leurs revendications. Christophe a ajouté : « Pour vivre dignement, beaucoup d’entre nous sont obligés de travailler les dimanches et les jours de fête, au détriment de la vie familiale. Le système d’attribution des primes fait débat également, il nous fait perdre de l’argent. Les nouvelles méthodes organisationnelles exigent plus d’adaptation, de polyvalence, mais sans contrepartie financière. »
Des effectifs insuffisants et des conditions de travail dégradées
Actuellement, le magasin emploie 64 salariés : 26 femmes et 34 hommes. Christophe a souligné : « Il y a eu des démissions et des collègues en arrêt de travail. Ils ne sont pas remplacés, nous devons faire leur travail, mais au même salaire ! »
Les revendications des grévistes sont claires : des embauches immédiates, une meilleure grille salariale, une augmentation de 5 % pour tous, une prime de partage de la valeur de 1 000 euros et une prime de carburant.
Le mouvement de grève s'inscrit dans un contexte de tensions sociales chez Brico Dépôt, où les salariés dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles et une rémunération insuffisante face à l'inflation et à l'augmentation du coût de la vie.



