Fermeture administrative du bar-tabac Le Gaulois à Nice : avis partagés
Fermeture du bar-tabac Le Gaulois à Nice : avis partagés

Le bar-tabac Le Gaulois, situé au croisement des avenues de la République et des Diables Bleus dans le quartier Vauban à Nice, a été contraint de baisser le rideau le 5 juillet 2026 suite à une fermeture administrative. Cette mesure fait suite à une bagarre survenue devant l'établissement, qui a conduit à une inspection urgente diligentée par la municipalité. Le maire Éric Ciotti a fermement condamné « l'agression odieuse » dont a été victime un agent de la propreté urbaine en milieu de journée.

Des avis tranchés dans le quartier

Les réactions des habitants et commerçants du quartier sont très partagées. Certains se réjouissent de cette fermeture, tandis que d'autres déplorent la perte d'un commerce jugé essentiel. « On aura enfin du calme », confie un passant qui souhaite rester anonyme. « C'était bruyant, il y avait du chahut… » Un professionnel du quartier, plus virulent, ajoute : « Il y avait des bagarres, ça faisait fuir la clientèle. Et puis, on voit souvent des gens un peu louches traîner autour du bar. Ils vendent des trucs pas tout à fait autorisés si vous voyez ce que je veux dire… »

Un commerce qui fait tourner le quartier

De l'autre côté, de nombreux clients et commerçants regrettent cette fermeture. Mohamed, qui travaille dans une épicerie voisine, déclare : « C'est dommage ! Un tabac, c'est comme un boucher ou un boulanger : ça fait tourner un quartier, ça ramène de la clientèle pour tout le monde. Alors j'espère qu'il va vite rouvrir ! » Un trentenaire, qui prend son café un peu plus loin, explique : « Du coup, ça ne m'arrange pas trop, j'ai dû aller m'en acheter à un autre tabac. Ici c'est pratique, ça ouvre tôt, ça ferme tard. Il y a des gens qui traversent la moitié de la ville pour acheter des cigarettes juste avant minuit ! »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des habitudes perturbées

Ahmed, un vieux monsieur du quartier, est contrarié : « J'ai mes petites habitudes là-bas, je n'ai pas envie de changer même si c'est que pour quinze jours ou un mois. » Un jeune homme, quant à lui, relativise : « Ce n'est pas de la faute du Gaulois s'il y a des gens qui refourguent sur le trottoir des clopes achetées en Italie moins cher. Au contraire, ça lui fait du tort et c'est autant de paquets qu'ils ne vendent pas. Ces magouilles, ça doit sacrément le gonfler ! »

Des avis nuancés chez les commerçants

Certains commerçants du quartier estiment que l'impact de cette fermeture sera limité. Un confrère de Mohamed, un peu plus loin, déclare : « Nous n'avons pas la même clientèle. Les gens qui vont acheter des cigarettes ou faire un loto ne viennent pas forcément chez moi après ou vice versa alors je pense que tout ça n'aura pas d'impact sur moi. » Hind, qui travaille à la pharmacie en face, raconte des voisins aimables : « Nous n'avons jamais eu de problème, les patrons comme les clients du bar sont polis. Ils arrivent qu'ils viennent en passant récupérer une boîte de médicament. Pour autant, il est difficile de dire si nous enregistrerons une baisse de fréquentation, c'est encore trop tôt. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale