BEA Solutions : 40 ans d'une PME familiale gardoise entre humain et IA
BEA Solutions : 40 ans d'une PME familiale gardoise entre humain et IA

« Notre vocation, c’est de travailler sur notre territoire », affirme Frédéric Muh, dirigeant de BEA Solutions. Cette PME familiale gardoise, basée à Alès, célèbre quarante années d’existence marquées par une profonde mutation numérique. Cybersécurité, intelligence artificielle et transmission des savoirs dessinent aujourd’hui son nouvel horizon.

Quarante ans de transformation

Créée en 1986 sous le nom de BEA Informatique, l’entreprise n’est plus une simple société informatique. Avec près de 40 salariés et un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, elle s’est réinventée pour devenir un acteur des services numériques, spécialisé dans la cybersécurité, le cloud souverain et l’intelligence artificielle.

Frédéric Muh, entré dans l’entreprise en 1990 comme analyste-programmeur avant d’en prendre la direction en 2016, a su anticiper les bouleversements du marché. « À l’époque, nous reposions sur la vente et la maintenance informatiques. Mais les marges diminuaient et les menaces numériques progressaient », explique-t-il. Il a alors décidé de se tourner vers la protection des données, un enjeu devenu majeur pour toutes les organisations.

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Une vision familiale et innovante

Cette intuition a façonné une nouvelle identité pour BEA Solutions, qui accompagne désormais ses clients de la prévention des risques à la gestion de crise, en passant par la formation. La dimension familiale est également au cœur de cette évolution. Guillaume Muh, 29 ans, fils du dirigeant, a lancé Oxydian, une filiale basée à Toulouse spécialisée dans l’audit cyber. Sa fille Élodie, 26 ans, a créé HeyCyber, une solution parisienne permettant aux entreprises de tester leur réaction face à une cyberattaque simulée.

Début 2025, l’entreprise a poursuivi son développement avec une implantation à Montpellier, destinée aux ETI et grands comptes sur les volets cybersécurité et IA. En fin d’année, BEA Académie a vu le jour : un centre de formation visant à préparer les talents aux métiers numériques de demain.

L’IA, un nouveau chapitre

L’intelligence artificielle représente désormais un nouveau chapitre. BEA Solutions travaille notamment sur l’IA agentique, capable d’automatiser des missions complexes. « Le fil conducteur de la sécurité reste présent. Sur les agents, il faut bien les cadrer et savoir les diriger », insiste Frédéric Muh.

Fin janvier, cette stratégie a été reconnue par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), qui a distingué BEA Solutions dans le cadre d’un appel à projets national dédié au renforcement des compétences en cybersécurité des PME. « L’appel à projets nous a permis d’obtenir 150 000 euros, ce qui nous a aidés à entreprendre des démarches, à mener des audits et à réaliser les investissements nécessaires pour offrir des prestations sécurisées auprès d’organismes sensibles, comme le nucléaire, le transport ou les impôts », précise le dirigeant. Une qualification PAMS (prestataires d’administration et de maintenance sécurisées) devrait être effective dès septembre.

Un ancrage territorial fort

Malgré son changement d’échelle, l’entreprise reste attachée à ses racines. « Notre vocation, c’est de travailler sur notre territoire », martèle Frédéric Muh. Le siège reste à Alès, au cœur des Cévennes. Pour célébrer cette histoire collective, BEA Solutions organisera ses 40 ans le 24 septembre, avec des conférences, des échanges et des moments festifs autour des innovations qui ont transformé l’entreprise et celles qui façonneront les prochaines décennies.

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