La ville d'Alès a pris un arrêté municipal interdisant la vente d'alcool à emporter entre 22 heures et 6 heures du matin, du 1er juillet au 31 août 2026. Cette mesure vise à réduire les nuisances sonores et les troubles à l'ordre public dans plusieurs quartiers. Selon Marian Mirabello, directeur de cabinet du maire et en charge de la sécurité, la décision fait suite à de nombreuses demandes de riverains.
Un périmètre strictement défini
L'arrêté, validé le 2 juillet par le maire Christophe Rivenq, concerne les avenues Carnot, la Gibertine, Gaulle, les quais Boissier-de-Sauvages et Jean-Jaurès, les boulevards Louis-Blanc et Talabot, ainsi que les faubourgs de Rochelle, du Soleil et d'Auvergne et l'avenue Stalingrad. Les établissements titulaires d'une licence à emporter doivent fermer pendant ce créneau. Les cafés, restaurants et autres établissements autorisés à occuper le domaine public ne sont pas concernés.
Des contrôles renforcés
Stéphane Duong, directeur de la police municipale d'Alès, indique que les équipages ont déjà notifié la plupart des commerces concernés. "Avec nos collègues de la police nationale, nous allons bientôt démarrer les vérifications. Si nous constatons des infractions, des poursuites seront engagées", prévient-il. En 2025, la ville avait déjà verbalisé quinze commerces pour fermeture tardive et six pour occupation illégale du domaine public.
Un bilan prévu à la fin de l'été
Marian Mirabello rappelle que le maire est responsable de la tranquillité publique. "Les ouvertures nocturnes de certains établissements génèrent un va-et-vient de véhicules, du bruit et des déchets, surtout l'été où les fenêtres restent ouvertes", explique-t-il. À la fin de l'été, une évaluation de la mesure sera réalisée pour mesurer son efficacité.



