Une étude menée par Censuswide pour Perk, plateforme spécialisée dans la gestion des déplacements professionnels, révèle que 8 % des salariés envoient des reçus générés par intelligence artificielle (IA) à leur service comptable. Relayée par Capital, l'enquête montre que 22 % des salariés reportent régulièrement leurs dépenses professionnelles de manière erronée, et 56 % admettent avoir au moins une fois déclaré leurs frais de manière inexacte. Par ailleurs, 72 % des répondants disent connaître un collègue qui a fraudé.
Un phénomène difficile à détecter
Les outils de vérification, qui utilisent parfois l'IA, ne parviennent pas toujours à repérer les faux justificatifs. 25 % des salariés interrogés savent que leur entreprise a recours à l'IA pour détecter des anomalies, mais cette information ne les dissuade pas. Le contrôle ne fait pas peur, selon l'étude.
Un coût moyen de 250 euros par an
La pratique engendre un surplus moyen de 250 euros par salarié malhonnête et par an. Valentin Lagache, porte-parole de Perk France, explique que le processus de déclaration « compliqué, long, chronophage » via des tableurs ou par courriel constitue « un peu une "excuse" pour les employés de frauder ». Un autre problème est l'avance de frais demandée aux employés en l'absence de carte bancaire d'entreprise : 31 % des fraudeurs invoquent cette raison, et 28 % regrettent des remboursements trop lents.
Des solutions pour limiter la fraude
Pour limiter les sommes détournées, « il faudrait que le problème soit pris autrement : trouver une vérité plus fiable que le ticket, comme le paiement par carte », estime Valentin Lagache. L'arrêt de l'avance des notes de frais et la généralisation de la carte de paiement professionnelle pourraient également entraîner une diminution des fraudes.



