Les paiements par téléphone mobile ont connu une forte hausse en 2025, avec une progression de 25% du nombre de transactions par rapport à l'année précédente, selon les données publiées par la Banque de France. Cette croissance témoigne de l'adoption croissante des solutions de paiement sans contact, mais l'argent liquide continue de résister, représentant encore 40% des transactions en volume.
Une progression soutenue des paiements mobiles
Les chiffres de la Banque de France, dévoilés le 13 août 2026, indiquent que les paiements effectués via téléphone mobile (Apple Pay, Google Pay, etc.) ont atteint 1,2 milliard de transactions en 2025, contre 960 millions en 2024. Cette augmentation de 25% s'explique par la généralisation des terminaux de paiement sans contact et par la confiance accrue des consommateurs dans les solutions numériques.
Le montant moyen d'un paiement mobile s'établit à 23 euros, en légère baisse par rapport à 2024 (24 euros), ce qui suggère une utilisation plus fréquente pour des petits montants du quotidien. Les secteurs de la restauration rapide, des transports et de la grande distribution concentrent l'essentiel de ces transactions.
L'argent liquide conserve une place importante
Malgré cette dynamique, l'argent liquide demeure un moyen de paiement privilégié pour une large part de la population. Selon l'enquête annuelle de la Banque de France, le cash représente encore 40% des transactions en volume, même si sa part diminue progressivement (elle était de 45% en 2024). En valeur, le liquide ne pèse plus que 15% des montants échangés, les paiements par carte dominant largement.
Cette résistance s'explique par plusieurs facteurs : le besoin d'anonymat, la préférence pour le budget maîtrisé, et l'utilisation chez les personnes âgées ou non bancarisées. Un responsable de la Banque de France a souligné que « le cash reste un moyen de paiement essentiel pour l'inclusion financière et la liberté de choix des consommateurs ».
Une coexistence durable entre numérique et liquide
Les experts de la banque centrale estiment que la coexistence entre paiements mobiles et argent liquide va se poursuivre dans les prochaines années. Aucune disparition du cash n'est envisagée à court terme, même si son usage continue de reculer lentement. La Banque de France prévoit une stabilisation de la part du liquide autour de 35% d'ici 2030, à condition que les infrastructures de distribution (distributeurs automatiques, bureaux de poste) soient maintenues.
En parallèle, les autorités monétaires surveillent les risques liés à la concentration du marché des paiements numériques, dominé par quelques acteurs technologiques. Une réflexion est en cours sur l'opportunité de lancer un euro numérique, qui viendrait compléter l'offre existante sans remplacer le cash.
Pour l'instant, les consommateurs français semblent apprécier la flexibilité offerte par la pluralité des moyens de paiement. Selon l'enquête, 78% d'entre eux déclarent utiliser à la fois le liquide et le mobile, selon les situations. Cette dualité devrait perdurer, même si la tendance de fond reste à la digitalisation des transactions.



