Mahamadou, 24 ans, habitant d'un quartier populaire, se souvient avec émotion des moments passés avec la police de proximité. « On faisait du sport avec la police de proximité », confie-t-il au journal Libération. Ces activités, organisées dans le cadre d'un dispositif local, visaient à rapprocher les jeunes des forces de l'ordre.
Un dispositif de rapprochement
La police de proximité, réintroduite dans certains quartiers, a permis d'organiser des rencontres sportives régulières. Mahamadou explique que ces séances étaient l'occasion de discuter et de créer des liens. « C'était convivial, on apprenait à se connaître », ajoute-t-il.
Selon Libération, ce programme a été mis en place dans plusieurs villes, avec le soutien des municipalités et de la préfecture. Les jeunes participants, âgés de 15 à 25 ans, ont ainsi pu échanger avec les agents dans un cadre informel.
Des effets visibles sur la confiance
Pour Mahamadou, ces rencontres ont changé son regard sur la police. « Avant, on les voyait comme des ennemis. Maintenant, on sait que ce sont des personnes comme nous », dit-il. Ce témoignage reflète une amélioration notable des relations entre les jeunes et les forces de l'ordre dans son quartier.
Un sondage réalisé par la préfecture, cité par Libération, indique que 70 % des jeunes participants se disent plus enclins à coopérer avec la police après ces activités. Ce chiffre montre l'impact positif du dispositif.
Un modèle à étendre
Face à ces résultats, plusieurs élus locaux plaident pour une généralisation de ces initiatives. « C'est un investissement pour la paix sociale », souligne un adjoint au maire. Des discussions sont en cours pour étendre le programme à d'autres quartiers prioritaires.
Mahamadou, de son côté, espère que ces actions se poursuivront. « Ça nous a fait du bien, à nous et à eux », conclut-il. Le dispositif, qui a déjà mobilisé plus de 500 jeunes dans la région, pourrait être reconduit l'année prochaine.



