Jeudi 25 juin, l'unité de valorisation énergétique du Sitom à Nîmes a été inaugurée après un vaste chantier de modernisation de 18 mois. L'installation, classée ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement), a bénéficié de 20 millions d'euros d'investissement pour améliorer sa performance et sa résilience.
Un fonctionnement continu et une production énergétique accrue
Le site fonctionne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, à l'exception de trois semaines en septembre. Chaque heure, quatorze tonnes de déchets ménagers et autres sont incinérées à plus de 1 000 degrés. Ce passage d'un traitement semi-humide à l'incinération permet, selon Veolia, gestionnaire de l'équipement, une production d'électricité supplémentaire de 45 % et une production de chaleur accrue de 60 %.
La production de chaleur annuelle est désormais de 80 GWh, contre 50 GWh auparavant. Cette énergie thermique alimente le réseau de chauffage urbain de Nîmes, permettant de chauffer l'équivalent de 17 000 foyers, contre 10 000 précédemment, a détaillé Sylvette Fayet, nouvelle présidente du Sitom, propriétaire du centre.
Des innovations pour la sécurité et la maintenance
Jean-Marie Tezza, directeur de l'unité, a présenté les nouveautés sur la chaîne de caractérisation des déchets entrants. Chaque jour, des échantillons d'environ dix tonnes sont passés aux rayons X pour détecter et extraire les bouteilles de protoxyde d'azote. Portées à forte température, ces bouteilles explosent, même vides, endommageant sérieusement les grilles en fonte de la chaîne de traitement.
« Rien que sur notre site, nous avons constaté 500 explosions de bouteilles de protoxyde d'azote en 2025. Dix d'entre elles nous ont contraints à des interventions de maintenance ou de réparation lourdes, pour un coût avoisinant à chaque fois les 50 000 euros », a expliqué Jean-Marie Tezza.
Un site performant et résilient
L'installation, décrite comme « plus performante » et « résiliente » après les travaux, vise à améliorer la sécurité industrielle et la durabilité des équipements. Le Sitom, syndicat intercommunal en charge du traitement et de la valorisation des déchets de 84 communes gardoises (Nîmes agglomération, communauté de communes de Petite Camargue, et parties des EPCI du Pays d'Uzès, du Pont du Gard et de la Terre d'Argence), poursuit ainsi ses objectifs de valorisation énergétique et de protection de l'environnement.



