Les banques françaises pourraient interrompre la baisse des taux de crédit immobilier dès la rentrée prochaine, alors que le marché est très mouvementé, rapporte Capital. Le rendement de l’emprunt d’État français à 10 ans reste proche de 3,9 %, contre 3,26 % en juin, et les prochaines décisions de la Banque centrale européenne (BCE) pourraient changer la donne et nourrir l’incertitude.
Des facteurs de hausse nombreux
Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, explique auprès de nos confrères : « Entre les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des taux d’emprunt d’État français qui restent proches de 3,9 % et les incertitudes entourant la prochaine décision de la Banque centrale européenne, les facteurs susceptibles de faire évoluer à la hausse les taux immobiliers restent nombreux. » Elle ajoute : « La rentrée pourrait être marquée par un regain de volatilité sur les marchés financiers. »
Une stabilisation sous tension
Au mois de juillet 2026, la durée moyenne des taux d’emprunts accordés s’élève à 253 mois, soit plus de 20 ans. Selon Capital, le scénario le plus probable à la rentrée reste celui de la stabilisation du marché immobilier, en prenant en compte les tensions externes. Pour septembre, la stratégie commerciale des banques pourrait néanmoins jouer en faveur des ménages, explique Julie Bachet.
« Les établissements devraient continuer à consentir des efforts sur leurs barèmes et leurs conditions de financement afin d’attirer les meilleurs profils », ce qui s’apparente à une fenêtre d’opportunité pour celles et ceux qui souhaitent faire des emprunts. Cette période pourrait donc offrir des conditions encore favorables, malgré le risque d’une remontée des taux à plus long terme.



