Canicule sans conséquence sur les sites nucléaires en Languedoc-Roussillon selon l'ASNR
Canicule sans effet sur les sites nucléaires en Languedoc-Roussillon

La division de Marseille de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a présenté ce mardi 7 juillet les conclusions de ses contrôles menés en 2025 sur les territoires de Provence-Alpes-Côte d'Azur, de l'ex-Languedoc-Roussillon et de la Corse. L'ASNR est une autorité administrative indépendante créée le 1er janvier 2025 dans le cadre de la loi du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire.

Niveau de sûreté satisfaisant pour le centre CEA de Marcoule

L'ASNR considère que le niveau de sûreté nucléaire et de radioprotection du centre CEA de Marcoule est dans l'ensemble satisfaisant. Sébastien Forest, délégué territorial de la division de Marseille de l'ASNR, et Pierre Juan, chef de la division de Marseille et du pôle laboratoires, usines, déchets et démantèlement, ont souligné que "l'organisation mise en place pour maîtriser les risques liés aux agressions externes est satisfaisante".

Cependant, des précisions devront être apportées dans les procédures liées à la prévention des inondations et des impacts de foudre sur les installations nucléaires de base (INB), ainsi que dans le référentiel de sûreté du site. Le suivi des intervenants extérieurs est également jugé satisfaisant.

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Plan d'urgence effectif et réévaluation sismique à prévoir

L'ASNR a observé que la dernière version du plan d'urgence du centre CEA de Marcoule est désormais complètement effective. Les effets de site dits "particuliers" liés aux aléas, notamment sismiques, devront faire l'objet d'une réévaluation décennale dans le cadre du réexamen des INB.

Satisfecit pour les installations et usines de Marcoule

Un satisfecit a été exprimé pour le site de Marcoule dans son ensemble, incluant les installations d'Atalante et de Phénix, ainsi que les usines Melox et Centraco. En 2025, six incidents ont été signalés sur ces territoires, tous de niveau 1 sur l'échelle INES (l'échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte sept, le niveau 1 indiquant les moins importants).

Parmi ces incidents, un a concerné l'installation Atalante de Marcoule, déclaré par le CEA, et était "lié à des défaillances dans la réalisation des contrôles et essais périodiques associés à la surveillance du risque d'incendie".

Canicule sans impact sur les installations nucléaires régionales

Interrogés sur l'impact des épisodes caniculaires, Sébastien Forest et Pierre Juan ont assuré : "Les épisodes caniculaires ont un impact sur les réacteurs de production d'énergie, mais nous n'avons pas de réacteurs de puissance électro-nucléaire dans la région. Nous n'avons que des réacteurs d'usines ou de laboratoires, que l'on pourrait arrêter sans problème en cas d'évolution des températures. Ces épisodes n'ont donc pas de conséquences sur les installations de la région."

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